Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui a appelé, mercredi à Alger, l’ensemble des walis à veiller personnellement sur les conditions de scolarisation des élèves du primaire, et à placer cette question « en tête des priorités », notamment après l’injection de 83 milliards DA pour la réhabilitation de ces établissements scolaires.

Intervenant à l’ouverture des travaux de la réunion Gouvernement-walis, tenue au Palais des Nations (Club des Pins), M. Bedoui a évoqué les conditions de scolarisation dans nombre de wilayas, déclarant à l’adresse des walis et des présidents d’Assemblées populaires communales (P/APC) « vous êtes appelés à vous mobiliser personnellement afin de placer cette question en tête des priorités ».

Rappelant que la tutelle a mis, à la disposition de ces responsables « tous les moyens » à cet effet, le ministre de l’Intérieur a cité « l’allocation cette année, et pour la première fois, d’une enveloppe de 83 milliards DA consacrée à la réhabilitation de ces établissements scolaires », sur la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales.

« Dans le cadre du projet d’une école de qualité pour la préparation d’une génération maitrisant les nouvelles techniques lui permettant d’assumer ses responsabilités envers sa nation et sa société, veiller au bon fonctionnement de cette école constitue l’une des missions des collectivités locales », a-t-il soutenu.

Revenant sur nombre de carences enregistrées en phase d’évaluation de cette année, le ministre de l’Intérieur a fait état d’un  « programme urgent » s’étalant sur trois ans pour prendre en charge les écoles primaires.

A ce propos, il a mis en avant l’impératif de hisser le niveau de prise en charge des apprenants du primaire, déplorant « le fait que nos enfants grelottent dans des classes délabrées et dépourvues de chauffage et d’équipements adéquats, dans des écoles où la cour peut constituer un danger pour eux ».

« De même qu’il est inconcevable que des écoles primaires soient dépourvues de cantines scolaires aménagées et équipées offrant un service de qualité, notamment dans les régions où les élèves se trouvent obligés de parcourir de longues distances pour rentrer chez eux ».