La ville de Tabelbala est une oasis isolée du monde, située à 400 km au sud de Béchar. Elle s’étend dans une palmeraie de plus de 12km, située entre L’Erg Er Raoui et le djebel Lakhal. Elle est connue par ses sites préhistoriques et ses sept tombes géantes. La daïra de Tabelbala n’est pratiquement jamais sortie de l’anonymat. Le travail y est rare comme partout ailleurs. Alors, tout le monde regarde le temps passer sans sourciller. La plupart des familles ne subsistent que grâce aux pensions de retraite et aux petits travaux d’entretien. Dans cette région du sud du pays, il manque tellement de choses, qu’il est difficile de les énumérer. D’abord il y a nécessité de goudronner les routes. Le secteur de la santé quant à lui, est limité à un centre de santé. Peu de médecins et d’infirmiers assurent la couverture sanitaire de toute la population de la daïra. En plus, cette région connaît un retard considérable dans l’équipement de son centre de santé qui fonctionne toujours sans médecins spécialistes. Désespérés par la précarité de leur situation dans cette zone enclavée, beaucoup de jeunes ont préféré le chef-lieu de la wilaya où la vie est «facile». Quant à ceux qui y restent, ils souffrent de mal-vie et de pauvreté, engendrées par le manque d’infrastructures et le départ de ceux qui auraient pu générer une activité grâce à leurs moyens financiers. Ces derniers auraient pu extraire les différents minerais (baryte, kaoualane), de cette région du Sud. À cet effet, et dans le but de les exploiter, un appel a été lancé aux investisseurs. La population locale considère que cette région peut devenir un pôle économique générateur d’emplois. Par ailleurs, les habitants de Tabelbala affirment que plusieurs périmètres agricoles ont été privés d’un programme d’électrification rurale, alors que cette localité continue à approvisionner la wilaya en fruits et légumes. R. R.