A la veille de la reprise dans les établissements scolaires, des dizaines de censeurs ont organisé, dimanche, un sit-in devant le siège de la direction de l’Education nationale. Ils menacent de boycotter les examens de fin de cycles et la rentrée scolaire 2019/20, si le la tutelle ne répond pas à leurs revendications.

De Béchar, Rachid R.
Selon ces protestataires, le ministère de l’Education nationale doit traiter les déséquilibres contenus dans le décret exécutif n° 12-240 du 8 Rajab 1433 correspondant au 29 mai 2012 modifiant et complétant le décret exécutif n° 08-315 du 11 Chaoual 1429 correspondant au 11 octobre 2008, portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’Education nationale modifié et cela en classant les censeurs en service à la catégorie 16. Ces fonctionnaires ont aussi demandé de limiter la promotion au grade de directeur de lycée à cette catégorie de travailleurs et la création d’une indemnité de gestion au profit des censeurs en charge de la gestion des établissements secondaires. Selon ces derniers, la cause de cette protestation est la correspondance émise par le Secrétariat général du ministère de l’Education nationale datée du 22 juillet 2020, déterminant les principales dispositions liées à la liste d’attente concernant les examens professionnels organisés en 2019 qui, selon eux, est contraire à l’article 29 du décret exécutif 17/162.
Les voies publiques squattées par les vendeurs informels
Sur un autre plan et depuis plus d’une décennie, les voies publiques et les marchés de la ville sont devenus des lieux de commerce quelconque illégal et plus rentable que posséder un magasin, au centre de la capitale de la Saoura. En effet, ces pratiques exclusivement lucratives, qui défient la loi et les règles commerciales en vigueur, s’exercent en toute quiétude au su et au vu de tout le monde et sans la moindre considération pour le consommateur. Dans ces espaces livrés à l’anarchie, où toutes les normes d’hygiène et de règles commerciales sont absentes, les vendeurs exposent toutes sortes de produits alimentaires, cosmétiques, textiles. Au niveau du marché de fruits et légumes du centre-ville, nous avons constaté, dimanche matin, que la moitié de la chaussée a été squattée par des vendeurs de melons, pastèques, dattes et autres. Dans le quartier Brarik, l’espace réservé aux piétons et aux véhicules est occupé par des baraques de trabendistes et propriétaires de magasins de vêtements. Ces pratiques illégales persistent même en cette période de pandémie du Coronavirus (Covid-19) et nécessitent l’intervention des pouvoirs publics. n