Les habitants des 21 communes de la wilaya de Béchar ont exprimé leur mécontentement face à l’augmentation du prix de mouton, qui ne cesse de grimper. La cause derrière cette flambée revient aux vendeurs qui ont profité de la crise sanitaire pour fixer un coût qui dépasse les quarante mille dinars. Ce qui le rend inaccessible pour les classes sociales défavorisées.
A trois jours de la fête rituelle de l’Aïd El Adha, une virée aux marchés à bestiaux de la capitale de la Saoura renseigne sur la folie des prix du mouton, cette année. Des prix qui varient entre 35 000 et 70 000 DA la tête.
Après quatre mois de confinement et sans revenus, des citoyens ont préféré renoncer au rituel sacrificiel tandis que d’autres se sont endettés pour apporter de la joie à leurs enfants. Selon des éleveurs, la cherté des aliments de bétail serait à l’origine de cette flambée du prix. Dans cette région du sud du pays qui n’est pas productrice de cheptel, les habitants restent très attachés au sacrifice rituel du mouton, malgré les difficultés liées au confinement et à l’augmentation du prix du mouton.
Il est à rappeler que des permanences seront effectuées par les services vétérinaires de wilaya au niveau des APC et des lieux d’abattage, tandis que des brigades mobiles, composées de vétérinaires et de techniciens, effectueront des tournées dans les différents lieux susceptibles d’abriter des abattages. R. R.