Les travailleurs des trois paliers de l’Education nationale sont en grève et les élèves se retrouvent en congé forcé. Les protestataires réclament une meilleure prise en charge de leurs revendications socioprofessionnelles et exigent le rétablissement de la retraite anticipée et de la retraite sans condition d’âge, après 32 ans de service, la régularisation des arriérés financiers en instance au niveau des wilayas, la libération des écoles primaires de la tutelle des collectivités locales, l’allègement des programmes scolaires et l’augmentation des salaires, avec une révision à la hausse du point indiciaire et l’application avec effet rétroactif du décret présidentiel 14-266 fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires.
Les grévistes, en sit-in devant le siège de la Direction de l’Education, nous ont déclaré que cette protestation est une réponse au mutisme et à l’indifférence de la tutelle à l’égard des revendications légitimes du personnel. Contacté, un représentant des enseignants du secondaire nous a révélé que les promesses avancées par le ministère de l’Education nationale n’ont pas été tenues. La majorité du personnel réclame la réservation d’un quota de logements pour les éducateurs lors de chaque distribution et la classification du métier d’enseignant parmi les métiers pénibles. Un ouvrier professionnel nous a déclaré qu’il est temps de penser à élaborer une nouvelle grille nationale des salaires pour mettre fin à l’injustice qui n’a que trop duré et qui a favorisé les travailleurs des caisses et du secteur économique.R. R.