Les précipitations de pluie qui se sont abattues sur la wilaya de Béchar, dans la nuit de vendredi à samedi, ont causé des dégâts matériels. Ces pluies, pourtant bénéfiques pour l’agriculture et pour les barrages, deviennent une malédiction tant que le manque flagrant d’entretien des réseaux d’assainissement, l’absence de curage et de tout contrôle persistent.

Ces intempéries ont fortement perturbé la circulation en raison du manque cruel d’avaloirs et de la défaillance du réseau de déversement des eaux pluviales. Le quartier Gharassa, qui a été submergé, est devenu un égout à ciel ouvert et les services chargés de la gestion du réseau n’ont pas encore trouvé une solution à ce problème, malgré les nombreuses doléances des riverains. Cette situation catastrophique commence à susciter des inquiétudes et surtout des appréhensions liées aux maladies, telles que la leishmaniose, qui touche actuellement des centaines de personnes dans le sud du pays. Cette atteinte à l’environnement et à la santé publique, qui a aussi provoqué le refoulement des eaux usées dans des habitations, perdure au vu et au su de tout le monde. Dans les autres cités, les chutes de pluie ont transformé ces quartiers en bourbier en quelques heures, parce qu’il n’y a pas d’entretien. La même scène a été observée au niveau du quartier Djihani à proximité du siège de l’ADE, où les eaux ont submergé les lieux. Sur ce site, les jeunes jouent à proximité de flaques d’eaux usées et mettant leur santé en danger. Notons qu’au niveau de hai Mrah, des projets de rénovation des canalisations d’assainissement et celles de l’eau potable ont été achevés, sans que la chaussée ne soit remise en état. Un représentant de la société civile déplore la situation de cette cité, très fréquentée par les habitants de la capitale de la Saoura, qui est actuellement dans un piteux état. Les habitants des cités touchées par ces précipitations, qui se disent délaissés et abandonnés à leur triste sort, ne savent plus à qui s’adresser. Ils vivent toujours le calvaire qui résulte de l’absence de prise en charge de leurs préoccupations relatives à l’amélioration de leur cadre de vie.