Le Groupe agro-industries Agrodiv compte renforcer ses investissements dans les wilayas du Sud pour répondre à leurs besoins en produits céréaliers, en aliments de bétail et en pâtes alimentaires. Ainsi, la wilaya de Béchar compte deux projets en cours de réalisation, à savoir une unité de pâtes et une unité d’aliments de bétail. Les projets d’une minoterie et d’un grand complexe de produits céréaliers seront également implantés dans la wilaya d’Adrar. Ils sont en cours d’étude, a indiqué à l’APS le PDG de la filiale céréale Ouest, Derkaoui Benyoucef.
A Béchar, le projet de l’unité des aliments de bétail entrera en service dans 6 mois, a-t-il déclaré, ajoutant que les bâtiments de cette unité d’une capacité de 700 quintaux par jour existent déjà. En ce qui concerne l’unité des pâtes alimentaires d’une capacité de 240 quintaux, le groupe compte lancer prochainement un appel d’offres pour la réalisation de l’infrastructure, a précisé le même responsable. La production des deux unités en question sera destinée à satisfaire les besoins des six wilayas du Sud, Béchar, Adrar, Tindouf, Beni-Abbès, Timimoune et Bordj Badji-Mokhtar. La wilaya d’Adrar compte, pour sa part, deux projets actuellement à l’étude, une minoterie avec une capacité de 1 000 quintaux/jour et un grand complexe minoterie-semoulerie-pâtes d’une capacité globale de 6 600 q/jour. S’agissant du premier projet, M. Derkaoui a noté que le bureau d’étude est en train d’établir les cahiers des charges et les équipements et le site sont déjà disponibles. « Nous disposons des équipements et le wali d’Adrar nous a attribué une ancienne coopérative pour implanter le projet », a-t-il dit. Pour le grand complexe minoterie-semoulerie-pâtes, le même responsable a fait savoir qu’il dispose d’une capacité de 4 000 quintaux/jour de farine, 2 000 q/jour de semoule et 600 q/jour de pâtes alimentaires. Ce complexe sera réalisé avec la perspective d’exporter une partie de sa production au Sahel, a-t-il dit, soulignant que l’étape d’exportation ne peut être franchie qu’une fois que le groupe sera en mesure de produire son propre blé. « On ne peut pas exporter des produits subventionnés par l’Etat », a-t-il déclaré. Le groupe a déposé une demande pour bénéficier d’une parcelle importante qui dépasse les 20 000 hectares à Adrar, pour planter les céréales qu’il transformera et exportera, a-t-il ajouté. n