Les journées d’été se suivent, mais ne se ressemblent pas. Elles sont loin de celles d’antan. Hélas, actuellement à Béchar, la routine, la léthargie et l’ennui persistent par manque d’initiatives réfléchies et attractives. En effet, aucun investissement de détente et de loisirs n’a été programmé pour sortir la ville de sa torpeur. Cette commune ne compte aucune salle de cinéma, la seule qui existait a été transformée en salle des fêtes et de campagne électorale par l’APC. Le seul jardin public a été sérieusement touché par les intempéries d’octobre 2008 est actuellement abandonné. Aussi, les espaces verts qui existaient au niveau des ronds-points et qui attiraient les familles pendant cette période caniculaire connaissent une dégradation importante. Même le projet de réalisation d’un espace vert et de jets d’eau au niveau du site de l’ex-voirie n’a pas été achevé et comme la nature a horreur du vide, des dizaines de marchands de fruits et légumes ont essayé de transformer cet espace en marché. Les enfants, qui ne trouvent aucune structure sportive ou récréative pour combler leur temps libre, endurent en masse la morosité en cette période de canicule. Cette chaleur inhabituelle, qui dissuade les adultes à circuler dans les rues au-delà de midi, pousse les mineurs à sortir pour aller se baigner, parfois, dans les eaux troubles de l’oued Béchar, à cause du manque de piscines. Pour eux, le jeu dans les espaces et lieux de distractions est un rêve. Des citoyens, en quête de repos et de distraction pour leur famille et progéniture, font des centaines de kilomètres, pour profiter de la fraîcheur des eaux du barrage de Djorf Ettorba. Cette wilaya du Sud connaît ces derniers jours une canicule inédite, 44°C à l’ombre. Cette forte chaleur a des répercussions considérables qui nécessitent une adaptation des populations et des activités. Dans cette wilaya tout est climatisé, les habitations, le boulot, le véhicule, les magasins et les administrations. Par ailleurs, les familles et surtout les femmes au foyer n’osent plus montrer le bout du nez, et ce, même pour les inévitables achats de produits domestiques. Contrairement aux autres wilayas du pays, où le secteur privé s’implique directement dans l’investissement dans les domaines de distraction et de repos, cette région est connue pour la multiplication des cafés maures, gargotiers et supérettes. Devant la chaleur accablante et le confinement partiel de 20H à 5H du matin, avec la fermeture des salles de fêtes, l’interdiction de célébrations familiales, des cafés, restaurants, les citoyens attendent avec impatience qu’on leur propose de quoi meubler leurs loisirs et, surtout, ceux de leurs enfants. R. R.