Durant une dizaine de jours, le gaz butane était le sujet de discussion phare et à l’origine de débats houleux. Et pour cause. Les citoyens ont vécu des moments et des plus pénibles, surtout dans les zones rurales et recluses, où il n’y a pas d’autres moyens pour se chauffer que la bonbonne de gaz, qui a disparu de chez les différents distributeurs et intermédiaires, magasins, stations d’essence et autres.

En effet, les citoyens de l’arrière-pays ont cru, à tort, ne plus vivre ce calvaire, surtout en cette période hivernale, où le mercure a chuté de manière vertigineuse. A Texslent et ses environs, Tinibaouine, Tarchiouine, Ouled Daouf ou encore à Lemsène, Telkhemt, la course à la bonbonne de gaz a commencé il y a déjà plus d’une semaine, un triste épisode que les citoyens ne sont pas près d’oublier.
D’autres régions n’ont pas été épargnées par cette crise. Tôt le matin, les stations d’essence ont été prises d’assaut dans les environs d’Arris, Bousalah, Ichemoul et FoumToub, mais peine perdue pour un bon nombre de citoyens qui ont fait le déplacement, les stations n’ont pas été approvisionnées pour cause de routes impraticables.
Si les citoyens ne savent plus à quel saint se vouer, les responsables du secteur de la distribution du gaz butane disent connaître les causes de cette pénurie, qu’ils ont pourtant souvent promis d’éradiquer. Les aviculteurs de toute la région dans la wilaya de Batna, considérée parmi les plus importantes en matière de fourniture de la poule pondeuse et du poulet de chair, en plus de bénéficier de leur quota de bouteilles de gaz qui répondent aux besoins de leur élevage, s’accaparent aussi la bouteille réservée au foyer et à l’usage domestique. Les dépositaires, les gérants des stations d’essence abondent dans le même sens et reconnaissent, qu’en effet, les aviculteurs sont de grands consommateurs et viennent souvent s’approvisionner en bonbonnes de gaz en quantité considérable, car rien n’interdit une telle vente.
Les citoyens, quant à eux, estiment que les points de vente leur sont réservés et que les grands producteurs, aviculteurs, ont leur quota que leur réserve Naftal en quantité suffisante. La majorité espère que ce feuilleton cessera, car il n’est plus possible de faire, dans certains cas, des kilomètres, parfois même sortir du territoire de la wilaya, pour acheter une bonbonne de gaz.