Le Collectif solidarité de la ville de Batna, constitué en majorité d’étudiants, mais aussi de journalistes, d’artistes, de jeunes entrepreneurs et de simples citoyens, s’est encore mobilisé pour venir en aide aux refugiés et autres sans domiciles dans la ville de Batna.

Cette dernière connaît depuis plus de dix jours une vague de froid sans précédent, sachant que les refugiés subsahariens, qui ont élu domicile sur un terrain vague à la sortie Sud de la ville de Batna, vivent des moments des plus pénibles, sans abris aucun, hormis des grands sacs poubelles transformés en tente de fortune.
Le Collectif solidarité, qui n’en est pas à sa première action d’aide et de bienfaisance, avait déjà, au début du mois de novembre, lancé une opération de «café solidaire», pour faire bénéficier aussi bien les sans-domicile fixes que les réfugiés de petits déjeuners dans différents cafés de la ville. En effet, le «café solidaire», qui permet aux nécessiteux de pouvoir consommer un petit-déjeuner prépayé par le Collectif solidarité, a eu des échos des plus favorables, surtout que beaucoup de citoyens et de donateurs s’y sont impliqués, aussi bien par des dons que par leur disponibilité. Programmée tout au début de l’hiver, l’opération «Couettes» a pour objectif de remettre à chaque refugié une couette ou couverture pour se protéger des températures négatives que connaît Batna durant l’hiver. Cette opération a connu un petit retard, nous dit un membre du Collectif au vu du nombre de demandeurs. Pour le moment, il est impossible de répondre à toute la demande, nous dit Oussama, jeune artiste et membre du Collectif. Et d’ajouter : « Nous avons des promesses que dans les prochains jours, nous recevrons un autre lot de couvertures que nous allons remettre aux refugiés et aux sans-domicile. Nous n’acceptons pas de couvertures ou couettes usées. Nous respectons la dignité des gens. On n’offre pas des objets usés dont on veut se débarrasser en les faisant passer pour un don. » Lors de l’opération de distribution, qui a eu lieu le 25 janvier à Batna et dans différentes cités et quartiers de la ville, plus de cinquante couettes ont été remises, cependant le nombre de demandeurs reste bien supérieur.
Une campagne de sensibilisation des citoyens et donateurs démarre en fin de semaine et va se poursuivre tout le mois de janvier dans l’espoir de ramasser les fonds nécessaires à l’achat de couvertures et couettes, afin de les remettre au plus vite à ceux qui n’ont en pas bénéficié. Le Web, et plus précisément le réseau social Facebook, a beaucoup facilité la prise de contact pour la sensibilisation des citoyens, mais aussi et surtout rendu visible le quotidien très difficile et sordide des refugiés, qui faut-il le rappeler, viennent dans leur majorité des pays du Sahel où les températures ne descendent jamais au-dessous de zéro, ce qui n’est pas le cas à Batna et ses environs.