Le transfert de la faculté des langues étrangères de l’université El Hadj-Lakhdar vers l’université de Fesdis-Ben Boulaïd, prévu depuis plusieurs années, a été, finalement, décidé en ce début d’année universitaire.

Sauf que si l’ancienne faculté a fermé ses portes aux 5 200 étudiants qu’elle compte, entre langues française, anglaise et mastère traduction, au niveau du pôle de Fesdis, où ils sont censés poursuivre leurs études, rien n’indique que les cours peuvent être assurés aussi bien sur le plan pédagogique que matériel. Les étudiants concernés et leurs enseignants manifestent leur inquiétude et mécontentement. Ces derniers n’hésitent pas à recourir aux réseaux sociaux, où ils publient photos et vidéos qui montrent des salles vides, des lieux où les travaux ne sont pas encore achevés, ou des dégâts causés d’innombrables fuites d’eau.
Pour leur part, le recteur de l’université Ben Boulaïd, Tayeb Bouzid, et le doyen de la faculté des langues étrangères, M. Ghouar, reconnaîssent la situation et qu’effectivement les lieux ne sont pas prêts à 100%. Ces responsables tentent toutefois de rassurer en estimant qu’il est possible de rattraper le retard des cours, qui est de 4 semaines, vu la flexibilité du système LMD.
Le retard peut être également rattrapé en ce qui concerne les travaux ainsi que la fourniture du matériel nécessaire pour équiper les salles de cours et autres amphithéâtre (chaises, tableaux, estrades, bureaux), considèrent-ils.
En attendant, ce ne sont pas seulement les étudiants concernés par le transfert qui pâtissent du retard, mais c’est toute la famille universitaire qui se trouve pénalisée, soutient le recteur de l’université Ben Boulaïd, affirmant, qu’aussi bien lui que son homologue de l’université El Hadj-Lakhdhar n’ont pas ménagé leurs efforts pour que toutes les conditions soient réunies pour que les étudiants retrouvent le chemin des amphithéâtres