Avec une population qui ne dépasse pas les 4 000 habitants, 8 mechtas sur une superficie de 99,66 km2, la petite localité de Djerma, qui a vu le jour par un décret de 1984, a plus d’un argument pour aborder l’avenir sereinement et espérer de meilleurs jours pour une population qui ne cesse de croître.

En effet, située au carrefour de plusieurs destinations et des plus importantes, à l’exemple des RN 75 et 86 et de nombreux autres Chemins de wilaya et de communes, elle est à peine à 21 km de la capitale des Aurès, Batna, à 93 km de Constantine et à 100 km de Sétif, sachant que les trois destinations sont desservies en double voie. Cependant, l’argument majeur de la commune de Djerma reste la production de lait. Toute la région s’est forgée une bonne réputation comme étant la «Normandie» des Aurès, comme se plaisent à le dire les producteurs de Djerma. Le secteur agricole et plus exactement la production de lait classent Djerma comme premier, voire l’unique producteur de lait dans la wilaya de Batna. Selon les chiffres avancés par les responsables de la commune de Djerma, les vergers et fermes de la région fournissent 501 800 litres de lait par an soit 1 672 litres par jour, sachant qu’il y a dans la région pas moins de 148 producteurs de lait. Cette tradition n’est pas nouvelle pour la région, nous disent les propriétaires de ferme et producteurs, pour qui la production de lait n’a aucun secret. Les vergers dont jouit toute la région sont, semble-t-il, l’atout majeur et la raison pour que Djerma se distingue en matière de production de lait. La principale race de vache pour la production de lait vient de France. La prim noire, prim rouge et la Montbéliard existent dans la région depuis le début de la colonisation. La présence d’un bon nombre de vétérinaires spécialistes, qui prennent en charge les doléances et besoins des agriculteurs de la région, donne une grande et nette satisfaction aux producteurs et autres agriculteurs.


Un coup de pouce pour les autres secteurs

Lors de notre rencontre avec des représentants et élus de la commune de Djerma, il s’avère que des secteurs dit sensibles ont besoin d’un coup de pouce dans le sens d’une petite amélioration, nous dit M. Aggoun, adjoint et P/APC par intérim. C’est dans les petites mechtas, souvent non dotées de route goudronnée, que certains problème ou difficultés apparaissent, à l’exemple de l’absence d’un logement de fonction pour le directeur d’école pour la simple raison que ce logement a été transformé en cantine pour les élèves. Un autre souci et pas des moindres nous a été signalé. Il s’agit de la vétusté des bus de transport. Trois bus et un microbus sont destinés au ramassage scolaire. Aussi bien des écoliers, des collégiens que des lycéens font un déplacement de 10 km vers la daïra d’El Madher, car la commune de Djerma n’est pas encore dotée d’un lycée. Aussi bien les parents que les élus locaux espèrent bénéficier de cette infrastructure, car la vétusté du bus de transport ne cesse de poser problème aux lycéens qui font quotidiennement le voyage. Par ailleurs, d’importants investissements dans le domaine agricole, à l’exemple d’une très importante oliveraie, mais aussi dans le domaine de l’industrie, des loisirs, avec certaines unités de transformations, ou encore la réalisation d’un centre équestre, dont les travaux s’achèveront bientôt, ont été consentis. Toutes ces réalisations laissent penser, et aussi rêver, les habitants de Djerma pour que dans un futur proche leur commune soit un pôle agricole, touristique, industriel, surtout que l’aéroport de Batna est à un jet de pierre de cette commune. Le rêve est permis.