Par Feriel Nourine
La coopération énergétique entre Sonatrach et les entreprises chinoises gagne du terrain, à la faveur d’une série d’accords et de contrats signés ces derniers mois, notamment avec son partenaire historique Sinopec.
Dans cet élan, la compagnie nationale d’hydrocarbures a signé, hier samedi, un contrat de partage de production pétrolière avec cette société (Sinopec Overseas Oil & gas Limited- SOOGL).
D’un montant de 490 millions de dollars, ce contrat concerne le périmètre de Zarzaitine (Illizi). Il entre dans le cadre de la loi 19-13 régissant les activités hydrocarbure, prévoyant la réalisation d’un projet de récupération des réserves de pétrole brut de près de 95 millions de barils. Ce contrat d’une durée de 25 ans a été signé par le vice-président Activité exploration et production de Sonatrach, Mohamed Slimani, et le directeur général de SOOGL, Wu Xiuli, lors d’une cérémonie organisée au niveau du siège de la direction générale de Sonatrach.
Dans un rapport consacré aux réserves pétrolières récupérables dans le monde, le groupe britannique British Petroleum estime que l’Algérie compte 14 milliards de barils sur ce registre, se classant au troisième rang en Afrique, derrière le Nigeria et la Libye, deux pays dont le potentiel du genre est évalué à 20 milliards de barils pour chacun par BP.
Dans le cas de l’Algérie, la durée de vie de ces réserves ainsi que l’impératif d’amélioration des taux de récupération se posent en enjeu majeur, d’autant plus que la consommation énergétique nationale ne cesse de grimper depuis quelques années, obligeant le pays à renforcer son offre pour la satisfaction de cette demande. D’où visiblement le recours aux réserves pétrolières techniquement récupérables que Sonatrach compte exploiter en passant par la coopération avec son partenaire chinois Sinopec, et ce, à travers un contrat qui vient couronner le mémorandum d’entente signé entre les deux sociétés il y a une année (20 mai 2021) en guise de volonté des deux parties de poursuivre leur partenariat historique et de renforcer leur coopération dans le domaine de la production des hydrocarbures. Ce nouveau contrat arrive quelques jours (19 mai) après celui signé par Sonatrach avec la même Sinopec et une autre société chinoise CNTIC pour la construction d’une usine d’éther de méthyle et de tertiobutyle (MTBE) au sein du complexe gazier et pétrochimique d’Arzew.
L’installation, qui est prévue pour avoir une capacité de 200 000 tonnes par an, devrait démarrer en 2025. Elle devrait coûter 521 millions de dollars, dont 70 % ont déjà été garantis par la Banque Nationale D’Algérie (BNA). Pour le compte de la même année 2022, les deux sociétés avaient signé, en février dernier, un contrat pour la réalisation d’un nouveau bac de stockage de GNL d’une capacité de 150.000 M3 au niveau du complexe de liquéfaction de Skikda GL1K. Le contrat, d’un montant global de 25 milliards de dinars et d’un délai de réalisation de 40 mois, inclut la réalisation du projet de démantèlement de deux bacs existants au niveau du complexe.
Le projet comprend également la fourniture et l’installation d’équipements pour le raccordement du futur bac au nouveau système de chargement de GNL du projet en cours de réalisation de la nouvelle jetée dédiée à l’extension du port pétrolier de Skikda. Ceci permettra, selon Sonatrach, d’assurer l’enlèvement et les rotations des navires de GNL dédiés à l’exportation.
Une fois réceptionné, ce projet permettra l’augmentation de la capacité de stockage de GNL de Sonatrach et l’accroissement des volumes d’enlèvement y afférents. n