De passage dans la capitale fédérale, LeBron James a voulu envoyer un message de paix ainsi qu’une petite pique au Président Donald Trump. Il a aussi terrassé les Wizards avec un nouveau triple-double.

En déplacement à Washington, où il jouait à un peu plus d’un kilomètre de la Maison Blanche, le toujours très politisé LeBron James a voulu envoyer un message à Donald Trump, à qui il est férocement opposé. Il a joué (en première période) avec une chaussure blanche et une chaussure noire. Derrière lesquelles était écrit un mot, «égalité». Un thème fort à une époque où les tensions raciales et sociales sont des plus tendues aux Etats-Unis. Mais le King a beau prôner de belles valeurs, lui et ses adversaires ne sont pas égaux. Au moins sur le plan basket. Sa supériorité saute aux yeux sur un parquet NBA. Même quand il fait ce que lui considère comme un «mauvais match», il reste au-dessus du lot. Ses Cavaliers ont battu les Wizards (106-99) cette nuit mais le quadruple MVP préférait souligner sa maladresse (8/23 aux tirs) ou ses fautes d’inattention (6 balles perdues). Et pourtant… il a tout de même terminé avec 20 points, 12 rebonds et 15 passes. Les joueurs de D.C. étaient simplement sans solution devant l’un des meilleurs joueurs de l’Histoire. C’est déjà le troisième triple-double de suite pour James. Sa meilleure série (en cours, donc) de triple-doubles en carrière égalée. Il en avait enchaîné trois en 2009. Cela montre encore une fois à quel point il évolue à un niveau stratosphérique depuis le coup d’envoi de la saison. A 33 ans et après quinze années en NBA, LeBron est plus fort que jamais. Ce que nous avons déjà répété des dizaines de fois en trois mois. Mais mieux vaut le rabâcher sans cesse pour s’assurer que tout le monde le réalise. Un peu comme un message de paix en faveur de l’égalité entre les hommes finalement.
L’hommage :
Vince Carter revient à Toronto
C’est donc au crépuscule de sa longue carrière que les supporters des Raptors se sont enfin décidés à mettre de côté leur rancœur envers Vince Carter. Véritable première icône de la franchise, l’ancien All-Star a mis l’équipe canadienne sur la carte à une époque où personne ne comprenait même ce qu’elle faisait dans la ligue. En 1998, rares sont les joueurs qui voulaient ne serait-ce que mettre les pieds à Toronto. L’organisation avait rejoint la NBA en 1995. Même dans l’Ontario, le hockey était roi et le public n’avait finalement que peu d’amour pour sa formation de basket. Carter a changé ça. A coup de dunks, de performances excitantes et de cartons individuels. L’aventure a duré un peu près sept ans et elle a marqué les Raptors à jamais. Seul hic, les conditions de son départ – la star a fini par demander son transfert et a menacé de refuser de jouer si ses dirigeants n’exécutaient pas son souhait – a fini par entacher l’histoire d’amour entre le joueur et son public. Pendant des années, la majorité des inconditionnels canadiens ont boudé celui qui a pourtant inspiré toute une génération de joueurs locaux : les prometteurs Andrew Wiggins, Jamal Murray, etc. C’est donc à l’aube de sa fin de carrière, alors qu’il approche de ses 41 ans, que l’amour a repris le dessus. Parce que Carter va probablement tirer sa révérence à l’issue de la saison. Ce déplacement à Toronto était donc le dernier, a priori, en tant que basketteur NBA. Les Kings l’avaient d’ailleurs titularisé pour l’occasion. Le vétéran a été ovationné. A son introduction mais aussi à sa sortie dans le quatrième quart temps. Enfin salué par un public qui a su enfin mettre sa rancœur de côté.
La surprise : Mario Hezonja renaît de ses cendres
Présenté comme le futur grand talent européen à son arrivée en NBA en 2015, Mario Hezonja, cinquième choix de la draft à l’époque, a déçu. Il a depuis perdu son statut de jeune prometteur pour devenir un paria. Le Magic ne l’utilisait plus, ou presque, et le Croate était disponible au plus offrant. Sans qu’une franchise se manifeste visiblement pour le sortir de son trou creusé à Orlando. Il a fallu des saisons d’anonymat et une blessure d’Evan Fournier pour que le joueur de 22 ans réapparaisse sur les radars ! Titulaire depuis quatre matches, il s’est tout simplement offert son record en carrière cette nuit. 28 points à 10/18 aux tirs avec 8/12 à trois-points. Une sacrée performance. Le Magic s’est en revanche incliné contre Detroit (110-114). Mais Hezonja va peut-être finir par convaincre une équipe, Orlando ou une autre, de lui redonner sa chance.