La Banque mondiale a annoncé hier mercredi qu’elle s’engageait, via sa société financière internationale (IFC), à investir deux milliards de dollars pour soutenir les petites entreprises et accroître le commerce en Afrique. L’IFC est la principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents.
L’objectif est de «galvaniser la reprise économique du continent après la pandémie, de soutenir et créer des emplois et des activités commerciales», a indiqué l’IFC dans un communiqué publié dans le cadre du sommet à Paris consacré au continent africain. Au sein du Groupe de la Banque mondiale, l’IFC a pour mission de promouvoir le développement économique et d’améliorer les conditions de vie des populations en favorisant l’essor du secteur privé dans les pays en développement. L’IFC investira un milliard de dollars «dans de nouveaux financements directs pour les PME, l’épine dorsale des économies africaines», a précisé l’institution.
L’autre milliard sera consacré au commerce international pour l’Afrique, l’enjeu étant de faciliter le flux d’importations et d’exportations de biens essentiels, notamment de produits alimentaires et médicaux. «L’ensemble combiné de 2 milliards de dollars est l’un des plus grands engagements jamais pris par l’IFC en faveur d’initiatives spécifiques en Afrique», a souligné l’institution. Cette annonce intervient alors que le Continent s’efforce de s’extirper de la crise économique dans laquelle la pandémie de Covid-19 l’a plongé, en raison de la chute des flux d’investissements directs étrangers. Des millions d’Africains supplémentaires ont sombré dans la pauvreté, a ajouté l’institution. L’Afrique a été relativement épargnée par la pandémie sur le plan sanitaire, avec 130.000 morts, selon les chiffres officiels, sur un total mondial de près de 3,4 millions. Mais le continent, lourdement affecté sur le plan économique, n’a pas les moyens de financer de grands plans de relance. (APS)