Par NAZIM BRAHIMI
Le président de la République a balisé, dimanche, lors de la réunion du Conseil des ministres, la teneur et les objectifs que contiendra le futur projet de loi relatif aux zones franches qui seront créées prochainement et qui sont censées constituer une rampe de lancement pour une économie nationale libérée de sa dépendance des recettes pétrolières.
C’est dire que l’enjeu économique et de développement est tellement important que l’encadrement et la réglementation devant accompagner ces entités ne devraient pas laisser place à l’approximation et à la demi-mesure.
Il s’agit, selon les orientations du Président, d’élaborer un texte dont les dispositions doivent marquer une «rupture totale et définitive» avec les contradictions et les pratiques qu’a connues l’Algérie dans le passé, l’objectif étant de réunir les conditions pratiques pour «amorcer avec succès une nouvelle phase économique et de développement». Les attentes renvoient donc aux conditions organisationnelles régissant les différentes activités, dans la mesure où ce domaine marque une nouvelle ère en matière de transactions notamment avec l’espace africain et ses marchés dont l’Algérie compte tirer profit de ce qu’ils offrent comme potentialités.
Le balisage du Président ne pointe pas moins les méfaits des «stratagèmes de contrebande» dans une conjoncture où l’un des défis consiste à préserver «nos capacités économiques dans un contexte mondial marqué par des mutations sans précédent» avec les conséquences de crises géopolitiques sur les marchés mondiaux. Un objectif auquel il faudrait ajouter la vigilance recommandée sur la mise en œuvre rigoureuse des mesures d’interdiction d’exportation des produits alimentaires de base. Par ailleurs, la question de la disponibilité et de la distribution de l’eau potable, notamment dans les grandes villes du pays, a été élevée au rang de préoccupation majeure avec en ligne de mire l’impératif de passer par la voie du dessalement d’eau de mer, une recette rendue visiblement incontournable compte tenu de la faiblesse de la pluviométrie.
Considérant que la sécurité hydrique est une équation qui ne peut être résolue sans le dessalement d’eau de mer, le chef de l’Etat a instruit son gouvernement à l’effet d’accélérer l’entrée en exploitation des cinq stations de dessalement et de procéder à l’arrêt de toutes les opérations de forage de puits destinés à approvisionner les réseaux d’alimentation avec les eaux souterraines.
Véritable chantier à accomplir en plein stress hydrique !