Le déficit commercial de l’Algérie a atteint 1,37 milliard de dollars (mds) au 1er trimestre 2019, contre 1,23 milliard à la même période en 2018, soit une légère hausse de 140 millions de dollars, indiquent les statistiques provisoires de la direction des études et de la prospective des Douanes (Depd). Autrement dit, sur les trois premiers mois de l’année en cours, la balance commerciale du pays est restée quasiment au même stade que durant la même période de l’année écoulée, c’est-à-dire déficitaire. Un déficit qui a pu néanmoins être contenu sur cette période de référence après avoir affiché une hausse fulgurante en janvier pour atteindre 1,436 mds en janvier 2019.
L’évolution de la balance commerciale a même pu être inversée et afficher un excédent de 313 millions de dinars sur les deux premiers mois de l’année, grâce aux exportations réalisées en février, notamment en hydrocarbures, alors que celles-ci avaient nettement reculé en janvier. Pour les trois premiers mois de 2019, les exportations algériennes ont atteint 9,78 mds durant le 1er trimestre, contre10,02 mds usd à la même période de 2018, soit une baisse de 2,38%, selon la Depd. Les hydrocarbures représentent toujours l’essentiel de ces importations avec 9,153 mds usd, contre 9,310 mds usd à la même période 2018, soit une baisse de 157 millions usd (-1,68%).
Quant aux exportations hors hydrocarbures, elles se sont contentées de 627,48 millions usd de recettes, 6,41% du volume global des exportations, contre 709,04 millions usd à la même période en 2018, en baisse de 11,56%, selon la même source.
Une fois de plus, la stratégie mise en place par les pouvoirs publics en matière d’exportations montre ses limites pour pénétrer les marchés étrangers où le produit algérien semble trouver des difficultés à y être acheminé et fait face à une rude concurrence.
Pas d’amélioration non plus sur le registre des importations, puisque celles-ci n’ont baissé que de 0,83% durant le premier trimestre 2019, s’établissant à 11,15 mds usd, contre près de 11,25 mds usd durant la même période de 2018. Sur les sept groupes de produits qui composent la structure des importations, deux ont reculé, à savoir le groupe énergie et lubrifiants et le groupe des biens alimentaires, avec respectivement 133,31 millions usd, contre 481,36 millions usd (-72,31%), et 1,920 md usd contre 2,247 mds usd (-14,56%). Par contre, les cinq autres groupes de produits ont vu leurs factures d’importation grimper durant les trois premiers mois de 2019 par rapport à la même période de comparaison de l’année dernière.
Au classement des partenaires commerciaux de l’Algérie, l’Italie a terminé le premier semestre de l’année au rang de premier client, avec 1,885 md usd (soit 19,28% des exportations algériennes globales), suivie de la France avec 1,261 md usd (12,90%), l’Espagne avec 1,113 md usd (11,38%), les Etats-Unis avec près de 765 millions usd (7,82%) et la Turquie avec 668,49 millions (6,83%).
Chez les fournisseurs de l’Algérie, la Chine s’est solidement maintenue en tête du top 5, avec 2,257 md usd (20,24% des importations globales algériennes), suivie de la France avec 1,056 md usd (9,47%), de l’Allemagne avec 859,57 millions usd (7,71%), l’Italie avec 829,22 millions usd (7,43%), de l’Espagne avec 794,23 millions usd (7,12%).
A noter que ces cinq premiers fournisseurs ont représenté près de 52% des achats de l’Algérie pour le 1er trimestre 2019.