Les examens du baccalauréat pour la session juin 2022 prennent fin aujourd’hui. Un total de 743 509 candidats s’est présenté depuis dimanche aux épreuves à travers 2 580 centres répartis sur le territoire national. Comme la session de 2021, l’épreuve du bac s’est déroulée dans l’ensemble, selon des syndicats enseignants, dans « des conditions acceptables », en dépit des « défaillances constatées » dans certains centres. Commence ainsi une nouvelle épreuve : la longue attente des résultats.

PAR MILINA KOUACI
Durant le cinquième et dernier jour de cet examen, les candidats des filières scientifiques et mathématiques passeront dans la matinée l’épreuve de sciences, physiques et management, pour les élèves de la filière Gestion. Dans l’après-midi, l’épreuve de philosophie et les candidats de langue étrangère terminent, pour leur part, les épreuves dans la matinée avec l’espagnol ou l’italien. Quant aux candidats de la filière lettre et philosophie, ils sont arrivés, hier, au terme des examens avec l’épreuve d’histoire-géographie et tamazight pour les régions où la matière est enseignée.
Une session qui se distingue encore par des coupures internet qui ont provoqué un grand mécontentement parmi les usagers. Un mesure, d’après le secrétaire général du CLA, Zoubir Rouina, qui est « une atteinte aux droits des abonnés d’internet et affecte les institutions et les entreprises qui dépendent de l’espace virtuel dans leurs activités». « Nous souhaitons tous que ce rendez-vous national soit réussi sur tous les plans. Mais rien ne peut justifier les coupures internet », clame M. Rouina.
D’ailleurs, les coupures internet et les dispositions de loi introduites dans le code pénal criminalisant la fraude et les mises en garde du ministère de l’Education n’ont pas empêché d’enregistrer des cas de fraude.

Réforme du baccalauréat
Le ministère de l’Enseignement supérieur a introduit depuis l’année passée le mode de calcul de la moyenne pondérée au bac pour l’orientation des nouveaux bacheliers. Une mesure plutôt bien accueillie par les syndicats des enseignants et les bacheliers. Toutefois, les syndicats du secteur de l’éducation ne cessent de plaider pour la réforme du système éducatif et revendiquent, en particulier, la réorganisation du bac. Les acteurs sociaux demandent l’ouverture de ce dossier pour arriver à une école publique de qualité à travers des épreuves anticipées qui permettent aux élèves de 2e année secondaire d’être examinés dans les matières non essentielles pour ne se consacrer, lors des épreuves du bac, que sur les matières essentielles et réduire ainsi la durée de cet examen qui s’étale sur cinq jours. Le partenaire social, comme les parents d’élèves demandent également de réactiver la fiche de synthèse afin d’éviter que les élèves de classe terminale ne désertent les lycées dès la fin du deuxième trimestre. « Il faut ouvrir ce dossier et redonner au bac sa valeur perdue avec des pratiques populistes comme la révision de la moyenne d’admission à 9,50. Le Satef est contre la médiocrité », dit pour sa part Boualem Amoura, secrétaire général du Satef.
Il y a lieu de rappeler que le compostage des copies d’examen se fera au niveau de 18 centres de collecte et de compostage, avant leur répartition à travers 87 centres de correction. Les résultats seront dévoilés à la troisième ou dernière semaine de juillet. n