Le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane a souligné, hier, le soutien de l’Etat à renforcer le rôle de l’Observatoire national de la société civile (ONSC) dans le jeu politique et social. Dans son plaidoyer pour cet observatoire, M. Benabderrahmane a parlé de «démocratie participative», de «préservation des valeurs de la nation» et de «contribution à l’élaboration de l’arsenal juridique afin de lutter notamment contre la corruption et la spéculation»…

Par Sihem Bounabi
Le Premier ministre a ainsi tenu à souligner que «l’Observatoire national de la société civile est un acquis important et constitue un autre jalon qui vient concrétiser la vision du Président de la République du rôle et de la place de la société civile dans le cadre de son projet de développement et son engagement pour l’édification d’une société civile libre, active et capable d’assumer ses responsabilités en tant qu’instrument d’évaluation de l’activité publique au service du citoyen» lors de son allocution d’ouverture de la Première édition des Assises nationales de la société civile, organisée par l’Observatoire national de la société civile.
Le Premier ministre a ajouté, à propos de l’organisation de ces assises, qui se poursuivront durant deux jours au niveau du Palais des Nations à Alger, avec la participation de plus de 700 représentants d’associations et de syndicats venus des 58 wilayas, que «cet évènement est le couronnement d’un long processus élaboré qui a permis à notre pays de consolider son tissu institutionnel pour la première fois de son histoire». Précisant que ces assises «constituent une première étape pour évaluer l’action de l’observatoire depuis son installation en décembre 2021 et son couronnement des rencontres et conférences organisées à travers les différentes wilayas du pays, en vue de faire un diagnostic adéquat de la réalité de la société civile, de ses préoccupations et de ses aspirations et définir les mécanismes et les moyens de promouvoir son rôle».
S’adressant aux représentants de la société civile présents, Aïmene Benabderrahmane a insisté sur le fait que «cette étape est cruciale et constitue le point de départ pour asseoir les bases d’une participation plus organisée et plus efficace des forces vives composant la société civile et d’une contribution plus large au projet de développement national et à l’encadrement des efforts et des initiatives».
A cet effet, il a réitéré «le soutien de l’Etat à l’élaboration des politiques publiques, ainsi que son entière disposition à accompagner l’Observatoire dans la concrétisation de ses nobles objectifs». Invitant les présents à prendre conscience de leur rôle crucial dans la consolidation de l’unité nationale, le Premier ministre a souligné le rôle avant-gardiste de la société civile dans «l’action de conscientisation, de sensibilisation et de mobilisation pour le rejet des mauvais comportements qui nuisent aux citoyens et à leur vie, à travers le renforcement des valeurs de citoyenneté et du vivre-ensemble, la préservation de l’environnement sain et la récupération de l’espace public au profit du citoyen et des forces vives de la société»
Enchaînant que «cette approche, adoptée par le gouvernement dans son action, procède d’une ferme conviction quant à la place prépondérante de la société civile, une démarche consacrée par les efforts visant à promouvoir son rôle en tant que partenaire actif et efficace des Pouvoirs publics, qui contribue à l’élaboration des politiques publiques».
Il a soutenu ces propos en rappelant les actions des pouvoirs publics pour la concrétisation effective de cette nouvelle approche notamment en faisant de la société civile, à la faveur de l’arsenal juridique mis en place, un acteur essentiel au sein des dispositifs et mécanismes de lutte et de traitement de nombreux fléaux. Le Premier ministre a cité à titre d’exemple les articles de lois 20-03 du 31 août 2020 et 21-15 du 28 décembre 2021 qui sanctionnent respectivement les bandes organisées et la spéculation. Il souligne dans ce sillage le grand acquis du droit pour les représentants de la société civile de se constituer directement en tant que partie civile pouvant légalement entamer des poursuites judiciaires dans le cadre de la lutte des fléaux qui rongent la société.
Dans un autre registre, le Premier ministre a tenu à rendre hommage à l’élan national de solidarité de la société civile durant la crise sanitaire de la pandémie de Coronavirus (Covid-19), en rappelant «le message de remerciements sincères que le Président Tebboune avait adressé à l’ensemble des forces vives de la société, à leur tête la société civile».
Par ailleurs il a tenu à saluer la pertinence des thématiques et des ateliers organisés dans le cadre de ces assises en confiant qu’«iI a perçu, en prenant connaissance des objectifs des assises nationales de la société civile et des axes de ses ateliers, une réelle prise de conscience quant au rôle que l’Observatoire doit jouer, comme nous le souhaitons tous, dans l’encadrement de la contribution de la société civile à l’effort national de développement et pour relever les défis auxquels notre pays est confronté. Il a aussi tenu à saluer la démarche de l’Observatoire visant à encourager la participation des enfants de la communauté nationale à l’étranger à l’effort national de développement et à «la consécration du concept de la diplomatie de la société civile étant un outil complémentaire de la diplomatie officielle afin de préserver et de défendre les intérêts de notre pays à l’étranger».
Pour rappel, au mois de décembre 2021, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a installé l’Observatoire national de la société civile en application de l’article 213 de la Constitution, appelant à œuvrer pour contribuer à la promotion de la citoyenneté, de la pratique démocratique participative et des valeurs fondamentales de la nation aux niveaux local et national. n