Pour organiser des événements sportifs d’envergure, le pays doit être bien équipé sur le plan des infrastructures. L’Algérie compte bien accueillir la Coupe d’Afrique des nations à la première occasion. Cette envie est matérialisée dans l’accélération des chantiers dans les différents nouveaux stades. Même celui de l’enceinte de Tizi-Ouzou redémarre après avoir été à l’arrêt pendant longtemps.

Tout ne peut pas être anodin. On parle de projets qui étaient entamés il y a plus d’une dizaine d’années et qui ont tardé à se concrétiser. Il a fallu qu’un écrin, à savoir le nouveau stade d’Oran, voit le jour pour que les autorités se rendent compte de l’impact médiatique que cela peut avoir sur l’image du pays.

L’appétit vient en inaugurant

A El-Bahia, c’est un complexe sportif qui a été construit pour pouvoir abriter les Jeux Méditerranéens 2022 que l’Algérie a abrités avec succès. Pour la première fois depuis l’inauguration du temple olympique du 5 juillet 1962, les Algériens ont pu se rendre dans un stade qui répond aux critères de modernités.
L’impulsion semble véritable et se matérialise dans cette vitesse qu’ont prise les chantiers qui avançaient au petit trot il y a quelques années. D’ailleurs, le Stade de Baraki devrait être opérationnel d’ici septembre si l’on croit les prévisions. En outre, le stade de Douéra connaît une avancée conséquente. C’est aussi le cas de l’antre de Tizi-Ouzou dont le chantier était quasiment en stand-by avec tous les problèmes qu’il y avait avec l’entreprise chargée de construction.
Pour précision, c’est le stade qui a le moins avancé en dépit d’un budget colossal qu’il a bouffé. On parle de plus de 400 millions d’euros dépensés sans que la maquette initiale ne soit concrétisée. Le gouffre est énorme.

Changement de stratégie

Et depuis un moment, les autorités ont opté pour une nouvelle approche. C’est le bureau du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, qui chapeaute les opérations. Ainsi, Mohamed Tarek Belaribi et son équipe essayent de rattraper le temps perdu. Quand on voit comment le stade de Baraki et celui de Douéra ont pu évoluer en peu de temps, on peut être optimiste pour le dossier de l’infrastructure promise à la JS Kabylie. Cette dernière ne peut que renforcer les dossiers de l’Algérie pour organiser des manifestations sportives de premier plan.
Lors de sa visite il y a dix jours, Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), était particulièrement séduit par le potentiel infrastructurel de l’Algérie. Il s’est même entretenu avec le président de la République Abdelmadjid Tebboune. Une rencontre qui a certainement tourné au tour des intentions algériennes d’être la capitale du football continental très prochainement. Les nouveaux stades constituent un atout véritable pour obtenir le statut d’hôte. Et cela pourrait se faire dès la CAN-2025. Cependant, pour commencer, il y aura le CHAN-2022, qu’abritra l’Algérie du 13 janvier au 04 février prochains, à réussir.