Sur fond d’inquiétude quant à «la crise que traverse le pays», le Front des forces socialistes (FFS) a appelé à l’amorce d’un «processus politique (…) pour permettre au pays de sortir de cette impasse historique», estimant que «seule une solution politique globale et démocratique permettra l’avènement d’institutions légitimes». Le parti promeut dès lors sa nouvelle offre politique annoncée récemment et appelée «la convention nationale».
Dans une déclaration qui a sanctionné la réunion de sa direction, la première à se dérouler au siège national du parti depuis plus d’une année, marquée par une crise interne sans précédent, le parti n’a pas lésiné sur les mots pour dresser un tableau noir reprochant au pouvoir de ne pas apporter «de réponses appropriées à la crise, ne sachant faire usage que de l’autoritarisme au quotidien là où la situation exige des solutions politiques…».
Le plus vieux parti de l’opposition considère que «l’Algérie nouvelle promise en grande pompe par l’actuel pouvoir, semble malheureusement se calquer cruellement sur celle d’avant l’insurrection citoyenne du 22 février» dans laquelle «tout va changer par le verbe pour que rien ne change dans les actes».
Pointant un «immobilisme insupportable qui laisse entrevoir de très sombres perspectives pour notre pays, si des actions concrètes et urgentes ne sont pas entreprises», le FFS continue d’introduire son initiative de «Convention nationale» qui «rassemblera, dès que les conditions seront réunies, les acteurs politiques et les représentants de la société civile, pour débattre de la situation du pays et convenir ensemble d’un programme commun de sortie de crise».
Pour le FFS, l’urgence est à «l’amorce d’un processus politique et à l’ouverture d’un dialogue sincère, responsable et inclusif avec toutes les forces vives de la nation, dans un climat apaisé, d’ouverture politique et médiatique pour permettre au pays de sortir de cette impasse historique».
Estimant que cette «démarche est la seule à même de résorber durablement la crise et répondre aux aspirations légitimes de millions d’Algériens», le FFS exhorte «tous les patriotes, où qu’ils se trouvent, à prendre leurs responsabilités historiques en renouant avec les valeurs et les principes de la Révolution de Novembre 54». Le FFS considère que «seule une solution politique globale et démocratique permettra l’avènement d’institutions légitimes, stables et pérennes capables de mobiliser nos concitoyens pour faire face aux défis économiques et sociaux et mettre en échec toutes les stratégies mettant
en cause notre intégrité territoriale et notre souveraineté nationale».
Le parti regrette dans ce sens qu’au moment où «l’Algérie fait l’objet d’une hostilité croissante de la part d’alliances géopolitiques de circonstance, dont l’objectif est d’affaiblir ses capacités de résistance pour la soumettre définitivement aux intérêts prédateurs des puissances néolibérales, le régime continue de tourner le dos aux initiatives politiques de sortie de crise susceptibles de construire un puissant front intérieur».
Au plan international, le FFS s’est déclaré «profondément préoccupé par les situations de tension et de recours aux armes qui prévalent dans de nombreuses zones de conflits, notamment dans notre région et notre espace vital». Le parti ajoute que «ces conflits ne sauraient trouver de solutions par les ingérences multiformes, qui cachent le plus souvent des guerres d’intérêts économiques par belligérants interposés, mais par des solutions politiques inclusives internes, dans le respect du droit et de la légalité internationale, et de la volonté des peuples à disposer librement de leurs destins». <