Par Hamid Bellagha
Longtemps espérés et attendus depuis les intentions de l’exécutif de protéger investissements et investisseurs, les textes y afférents sont enfin publiés.
A la lecture des textes désormais décrétés, il s’avère que le commun des investisseurs est désormais soutenu par une kyrielle de textes juridiques qui vont du premier jalon de l’investissement jusqu’à l’implication d’une commission suprême des recours. Une sorte de cour suprême des investisseurs avec ses codes et ses réglementations.
L’Etat non plus n’y va pas tête baissée accordant un blanc-seing à tout va. A l’avenir, un suivi rigoureux des investissements sera passé à la loupe, et ne bénéficiera de la « protection » de l’exécutif que celui qui confirmera un réel investissement visible et cohérent. Tout cela sous l’œil alerte de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) qui constatera la conformité de l’investissement par rapport à l’aide consentie par l’Etat.
Il y aura aussi une implication de l’administration domaniale qui se devra de vérifier la direction du chemin pris par l’assiette foncière accordée par les représentants chargés du foncier, pour l’exécution de l’investissement, selon les clauses considérées dans le cahier des charges et l’acte de concession, tandis que la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (Cnas) examinera scrupuleusement, périodiquement, que l’investisseur garde le nombre de postes d’emplois au même niveau que celui qui l’a fait bénéficier de la durée des privilèges d’exploitation.
L’autre fait saillant est la priorité attribuée à certaines régions d’Algérie, mises de côté par le passé. Ce sont les communes des Hauts-Plateaux, du Sud et du Grand-Sud, des communes dont la croissance requiert un accompagnement spécifique de l’Etat et celles agençant des potentialités en ressources naturelles à amender.
Ces régions, en gros du Sud et des Hauts-Plateaux, bénéficieront d’un traitement de faveur eu égard certainement à un désir du gouvernement d’un peuplement des territoires, d’une fixation de la population avec une création massive d’emplois après l’instauration d’investissements structurants.
La ponte des textes régissant et réglementant l’investissement vient à point nommé pour asseoir la politique agressive d’El Mouradia pour promouvoir et attirer, non seulement le capital local, mais aussi étranger avec l’abolition, par exemple, de l’infâme loi 49/51 qui était un boulet que l’économie algérienne traînait depuis sa promulgation.
Le 49/51 ne sera valable que dans les secteurs vitaux et stratégiques et c’est tout à fait compréhensible.