Deux jours après le nouvel appel, lancé de Biskra par Mokhtar Hasbelloui, au dialogue, les médecins résidents n’avaient pas encore reçu hier d’invitation officielle pour une nouvelle table ronde sur les moyens de mettre fin à leur grève de plus de quatre mois. La rencontre entre les deux parties en conflit est toutefois imminente et devrait avoir lieu avant la fin de la semaine.

Dans la capitale des Zibans, où il était en tournée d’inspection, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a déclaré que son département était disponible à la discussion et que ses portes demeurent toujours ouvertes aux médecins résidents pour trouver une issue à leur mouvement de protestation. M. Hasbellaoui a assuré qu’il a décidé de les rencontrer de nouveau dans le « courant » de cette semaine. Est-ce l’épilogue ? Rien n’est moins sûr pour l’instant. L’aspect positif, cependant, est que les deux parties n’ont jamais rompu les canaux de discussion et de dialogue.
Le dernier rendez-vous en date remonte au 1er avril dernier. Ce jour, le ministre de la Santé et ses collaborateurs ont reçu une délégation du Camra pendant toute une journée et les participants, a-t-il affirmé, ont été convaincus des résultats de la rencontre.
M. Hasbellaoui a expliqué que 48 heures après, les délégués du Camra avaient déclaré que des points demeuraient encore ambigus et nécessitaient un éclaircissement, il a alors réaffirmé que « les portes du dialogue restent ouvertes ».
« Nous avons décidé de les rencontrer de nouveau durant cette semaine pour discuter ces points ambigus pour eux et qui ne m’ont pas été communiqués», a-t-il encore relevé.
De leur côté, le collectif des représentants des intérêts des médecins résidents ont affirmé, hier, à Reporters être en attente de l’invitation du ministère. En attendant, « on travaille à finaliser les contre-propositions devant être consignées dans la plateforme à présenter» à la tutelle, fait savoir hier à notre rédaction le docteur Hamza Boutaleb. Le délégué du Camra a rappelé qu’il s’agissait de discuter entre autres du statut particulier du médecin résident, des congés de maternité, de la prime d’installation et du logement de fonction. Les médecins résidents maintiennent deux revendications principales, à savoir l’abrogation de l’obligation du service civil et le droit à la dispense du service miliaire en cas d’empêchements familiaux ou de maladie, et pour les médecins âgés de plus de 30 ans.
Par ailleurs, et dans le sillage de la grève qu’ils observent, les médecins résidents de dernière année de cursus, présents dans 67 spécialités, ont choisi de continuer le boycott de la session de rattrapage du DEMS. Hier, c’était au tour des spécialistes en psychiatrie, néphrologie et pharmacie et pharmacologie, de ne pas se présenter aux examens de fin d’études.