La quatrième soirée de la 41e édition du Festival international de Timgad a proposé, dans la soirée du 31 juillet, au nombreux public et mélomanes présents, une mosaïque festive aux rythmes de la musique algérienne dans toute sa diversité, ajoutant à cela une très belle prestation de musique universelle avec l’orchestre des jeunes algériens (OJA) à leur tête le maestro et compositeur Salim Dada. En prélude à cette soirée exceptionnelle, la troupe folklorique Nememcha, de Tébessa, en burnous et chech, a enchanté l’assistance par son interprétation du patrimoine ancestral. Les nombreux présents en transe se sont levés et ont dansé aux rythmes des chants du patrimoine local à l’instar de «Leswed megrouni» et «Aïn Karma ».

Bendir et guesba pour perpétuer les chants ancestraux
Hamdane Cherayii, chanteur du groupe, nous déclare en marge de la talentueuse interprétation de la troupe de Nemamcha que «personnellement, j’ai rejoint la troupe en 1998. Nous faisons du style chaoui puisé du patrimoine en suivant les pas de nos parents et de nos ancêtres. En plus des chants du patrimoine, on produit, aujourd’hui, nos propres titres. Nous utilisons le bendir et la guesba dans des compositions musicales qui arrivent à satisfaire les anciennes et nouvelles générations ». Il mettra toutefois en exergue : «Certes, ce style est toujours préservé, mais il mérite plus d’intérêt de la part des décideurs. Nous avons une bonne relève qui malheureusement ne trouve pas de soutien. Les troupes folkloriques sont rarement sollicitées pour participer aux festivals ou aux soirées. La plupart ne disposent même pas d’une carte d’artistes. Il faut que les organisateurs de spectacles prennent conscience que sans public l’artiste n’existe pas». Le chanteur leader du groupe tient à préciser que la troupe de Nememcha comporte six artistes, deux chanteurs, Hamdane Cherayii et Mekdad Eydoudi, deux interprètes de guesba, Menouer Aouechria et Houcine Djellal, et au bendir, Djamel Talbi et Dahmane. Cette quatrième soirée, haute en couleurs, s’est poursuivie avec la prestation du chanteur de gnawi féru de rythmes africains, Djam. Dès son entrée sur scène, il se fera tout de suite remarquer par son énergie et sa détermination. Il chantera pour le plus grand bonheur de ses fans quelques titres qui l’ont fait connaître dans le milieu artistique à l’instar de «Ifrikia», «Meriem», «H’chich ou pois chiches», «Briya» (lettre) ou encore «Dinars».

Bilel Sghir et Djam en duo prochainement
C’est un tonnerre d’applaudissements qui accueille l’entrée sur scène de la star de la soirée, très attendue par des centaines de fans, en l’occurrence Cheb Bilal Sghir. Lors de son passage sur scène, le chanteur rai s’est transformé en spectateur, ému et sans voix, devant un public qui chantait en chœur ses célèbres titres «Rouahi Nethasbou», «Qissat Gharam» ou encore «El aâichq el madjnoun».