Le Syndicat national autonome des auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation de santé publique (SNAAMARSP) compte renouer avec la protestation pour dénoncer les «promesses non tenues» de sa tutelle. Les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation ont, en effet, décidé, à l’issue d’une réunion du conseil national du syndicat, d’une grève nationale de trois jours, les 23, 24 et 25 février prochain, indique Mohamed Amine Bendali, président du SNAAMARSP.
Face au silence de la tutelle qui «refuse» de répondre à leurs revendications, les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation comptent observer un débrayage, qui sera ponctué par des sit-in de protestations au niveau des structures de santé pour exiger la satisfaction de leurs revendications. Le syndicat n’exclut pas, par ailleurs, l’organisation d’autres actions si leurs doléances restent en suspens. Pour rappel, le Syndicat s’était réuni avec la commission de négociation du ministère de la Santé, le 27 décembre dernier, qui lui avait indiqué que ses revendications sont toujours à l’étude. Une réponse que les auxiliaires médicaux considèrent comme une «fuite en avant». «La grève sera ainsi une réponse au refus qu’oppose la tutelle à notre plateforme de revendications», insiste M. Bendali. «Nous avons déposé notre plateforme de revendications au niveau du ministère de la Santé au mois de mars dernier. Mais à ce jour, aucune réponse de la part de la tutelle», a ajouté le syndicaliste.
Le SNAMAARSP réclame une couverture juridique, ainsi que la promulgation d’un statut particulier11-235. Le corps médical souffre d’un manque énorme en médecins anesthésistes, ce qui contraint les auxiliaires médicaux à accomplir la tâche d’un médecin, mais sans couverture juridique. L’article 175 de la loi sanitaire de 2018 interdit, en effet, aux auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation d’établir une prescription médicale, alors que l’article 20 du statut particulier 11-235 les autorise à le faire. Dans ce contexte, le SNAAMARSP exige d’établir une nomenclature des actes pour définir «clairement» les tâches et rôles que cette corporation. Le même syndicat réclame l’installation d’un Conseil de l’ordre des anesthésistes pour contribuer à la promotion de la santé publique. Il s’agit également de l’ouverture d’un institut national académique de l’auxiliaire médical en anesthésie-réanimation de santé publique avec une formation en externe (bac+5), la revalorisation du diplôme de tous les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation, ainsi que la promotion de tous les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation de santé publique de la catégorie 12 à la 13 et de la 13 à la 14 sans conditions. <