Le Syndicat national autonome des auxiliaires médicaux en anesthésie et réanimation de santé publique (SNAMAARSP) a décidé de maintenir son appel à la grève, apprend-on de son président, Mohamed Amine Bendali.
Les auxiliaires médicaux devraient ainsi entamer une grève de trois jours à partir d’aujourd’hui en signe de protestation contre ce qu’il qualifie de « refus » du ministère de la Santé de répondre à leur plateforme de revendications.
Aucune prestation hormis les urgences ne sera assurée par les 7 000 auxiliaires médicaux. « Les opérations programmées durant ces trois jours seront annulées, mais les urgences restent, en revanche, assurées », ajoute M. Bendali.
Ce dernier indique que le SNAMMARSP s’est réuni dimanche dernier avec la Commission centrale du ministère de tutelle, chargée du dialogue avec le partenaire social, afin d’étudier les revendications soulevées par le syndicat, sauf que « cette réunion n’a pas abouti », regrette M. Bendali, qui reproche à la tutelle des promesses ressassées. Le Syndicat rappelle, également, qu’il s’est réuni avec la même commission le 27 décembre, qui leur a signifié que leurs revendications étaient toujours à l’étude. Une réponse que les auxiliaires médicaux considèrent comme une tergiversation et un refus de satisfaire leurs revendications.
Pour eux, « le ministère de la Santé n’a pas de pouvoir de décision ».
Avant-hier encore, les deux parties ne sont pas parvenues à un accord. « La tutelle ne sort pas du stade des promesses. Il n’y a rien de concret sur le terrain », dénonce le président du SNAMAARSP.
Ce dernier a, toutefois, salué l’obtention d’une dérogation spéciale du Premier ministère destinée à la promotion de plus de 54 000 professionnels de la santé n’ayant pas bénéficié de leur droit statutaire à l’avancement de leur carrière depuis 2015. « C’est une démarche à saluer et qui constitue un droit des professionnels de la santé », estime M. Bendali.
Pour rappel, le SNAMAARSP réclame une couverture juridique, ainsi que la promulgation d’un statut particulier 11-235. Il exige d’établir une nomenclature des actes pour définir « clairement » les tâches et rôles que cette corporation doit accomplir. Il réclame l’installation d’un Conseil de l’Ordre des anesthésistes pour contribuer à la promotion de la santé publique.
Il s’agit également de l’ouverture d’un institut national académique de l’auxiliaire médical en anesthésie-réanimation de santé publique avec une formation en externe (bac+5), la revalorisation du diplôme de tous les auxiliaires médicaux en anesthésie- réanimation.
M. K.