Le ministère de la Santé joue l’apaisement pour éviter d’aller à l’affrontement avec les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation (Amar) qui ont déposé un préavis de grève de trois jours à partir du 23 février prochain.
La Direction de la réglementation du contentieux et de la coopération a, en effet, convoqué le Syndicat national des auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation de la santé publique (SNAMAARSP) pour une réunion de conciliation le 21 février avec la Commission centrale du ministère de tutelle, chargée du dialogue avec le partenaire social afin d’étudier les revendications soulevées par le syndicat.
Mais ce dernier ne semble pas être convaincu par cette invitation et refuse toute « tentative de chantage ou de nous induire en erreur pour faire échouer la grève ». Bien que ces professionnels de santé aient salué l’obtention d’une dérogation spéciale du Premier ministère destinée à la promotion de plus de 54 000 professionnels de la santé n’ayant pas bénéficié de leur droit statutaire à l’avancement de leur carrière depuis l’année 2015, ils tiennent à leur mouvement de grève annoncé pour les prochains jours. Le syndicat n’exclut pas, par ailleurs, l’organisation d’autres actions si leurs doléances restent en suspens, indiquant qu’un service minimum sera, en revanche, assuré dans tous les hôpitaux du pays lors des jours de grève.
Le Syndicat rappelle également qu’il s’est réuni avec la même commission le 27 décembre qui leur a signifié que leurs revendications sont toujours à l’étude. Une réponse que les auxiliaires médicaux considèrent comme une tergiversation et un refus de satisfaire leurs revendications. Cette organisation syndicale avait, pour rappel, déposé une plateforme de revendications au niveau du ministère de la Santé au mois de mars dernier, mais qui est restée sans suite, selon le secrétaire général du SNAMAARSP, Amine Bendali.
Le syndicat réclame une couverture juridique ainsi que la promulgation d’un statut particulier 11-235.
Dans ce contexte, il exige d’établir une nomenclature des actes pour définir « clairement » les tâches et rôles que cette corporation a à accomplir. Le même syndicat appelle à installer un Conseil de l’ordre des anesthésistes pour contribuer à la promotion de la santé publique. Il s’agit également de l’ouverture d’un institut national académique de l’auxiliaire médical en anesthésie-réanimation de santé publique avec une formation en externe (bac+5), la revalorisation du diplôme de tous les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation, ainsi que la promotion de tous les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation de santé publique de la catégorie 12 à la 13 et de la 13 à la 14 sans conditions. n