C’est aujourd’hui, 15 août, qu’aura lieu la reprise des activités dans certains créneaux, à travers la réouverture des plages, des mosquées, des lieux de loisirs, des cafés et restaurants dans ce qui va marquer, incontestablement, une étape importante dans le processus de « normalisation » de la vie du pays complètement métamorphosé depuis l’apparition et la propagation du nouveau coronavirus qui a imposé une série de mesures restrictives au gré de l’évolution de la crise sanitaire.

Etape importante dans la mesure, où le pays s’engage dans un autre mode de gestion de la crise sanitaire dans lequel il y a aussi bien un impératif d’une reprise de l’activité qu’une nécessité de ne pas abandonner les mesures de prévention édictées par les autorités sanitaires, au risque de voir les autorités politiques réinstaller le confinement avec son lot de contraintes.
Cette phase est également décisive dans le sens où elle prélude ce que sera la rentrée sociale que le gouvernement Djerad œuvre à préparer dans le même esprit qui a recommandé la reprise de ces activités restées en rade depuis plusieurs mois et dont l’acteur humain était dans l’oisiveté et le tarissement des ressources financières.
C’est la raison pour laquelle il est permis de dire que c’est un cycle « d’oxygénation » à tous points de vue, qui s’ouvre aujourd’hui pour les vacanciers et estivants qui vont pouvoir retrouver les plages et les mosquées pour les fidèles, ainsi que les espaces de loisirs et de détentes pour les chérubins confinés depuis la fin mars dans des espaces étroits.
Cette réouverture va sans doute réinstaller le mouvement traditionnel d’avant la crise sanitaire, ce qui constituera, selon toute vraisemblance, un bol d’air de sauvetage pour de nombreux acteurs aussi bien ceux activant en conformité avec la loi que ceux exerçant de manière informelle notamment au niveau des plages. C’est loin, cependant, d’être une ouverture hasardeuse et dont les conséquences, notamment sanitaires, risquent d’être lourdes. Il n’est pas inutile de souligner, au-delà des précautions sanitaires à prendre dans tous ces espaces, que cette réouverture, à valeur d’un déconfinement élargi, est limitée dans le temps, car prenant fin le 31 août en cours.
Autrement dit, cette seconde quinzaine du mois d’août est à appréhender comme « une période test » suite à laquelle sera prise, comme l’avait suggéré le ministre de la Santé, la décision de continuer l’ouverture graduelle ou non ainsi que la reconduction de l’ouverture des lieux autorisés à reprendre à partir d’aujourd’hui.
Et à la lecture du bilan quotidien des contaminations à la Covid-19, où une moyenne d’environ 500 nouveaux cas est annoncée chaque jour par M. Fourar, c’est un avertissement sans appel qui est adressé aux citoyens plus que jamais tenus de se conformer aux gestes barrières maintenant qu’ils renouent avec les lieux publics à fortes présence populaire. Malgré le fait que la situation se stabilise, elle demeure, néanmoins, «dans un plateau élevé», avait averti M. Benbouzid, souhaitant par la suite que «la situation s’améliore» car dans le cas contraire, c’est-à-dire dans le cas où il y a «recrudescence de la pandémie» de coronavirus, celle-ci sera suivie par un «reconfinement» dans les lieux où elle aura été localisée. Même ton privilégié jeudi par Abdelaziz Djerad en appelant à «la prudence et à la vigilance » à travers un respect strict des mesures de prévention en vigueur, invitant tous les acteurs de la société civile «à s’engager dans la démarche de sensibilisation des fidèles sur la nécessité du respect du protocole sanitaire dans les lieux de culte ainsi que les estivants tenus au strict respect des mesures barrières.