La crise interne qui secoue le Front des forces socialistes (FFS), depuis plus d’une année, n’est pas près de se résoudre. La dernière tentative menée pour trouver un terrain d’entente entre les parties en conflit s’est heurtée à un nouvel obstacle.

En effet, le premier secrétaire national du parti Hakim Belahcel, dans un communiqué, a tiré sur l’ex-coordinateur de l’Instance présidentielle Ali Laskri. Il affirme que ce dernier n’est pas habilité à parler au nom du FFS ou à le représenter.

« Par devoir de transparence, je vous rappelle que suite à la démission officielle des trois membres de l’instance présidentielle et à la lumière des statuts du parti, l’Instance présidentielle du parti est déclarée dissoute. Par conséquent, aucun de ses membres n’est désormais habilité à se prononcer ou à agir en son nom. Seul le premier secrétaire national, vu son statut de porte-parole et ordonnateur du parti, a les attributions légales de se prononcer et d’agir au nom du FFS jusqu’au prochain congrès », note le premier secrétaire national du FFS.

En outre, il a averti sur la réunion « clandestine » de « quelques membres du secrétariat national ». « Malheureusement, aujourd’hui encore, quelques membres du secrétariat national viennent de récidiver en publiant une déclaration sur le site officiel du FFS au nom du secrétariat national et sans aucun respect des directives du comité d’éthique du Front des forces socialistes », déplore la même source, qui précise qu’aucun membre du secrétariat national n’est autorisé à se prononcer ou à agir en son nom.

De leur côté, des membres du secrétariat national accusent le premier secrétaire d’avoir agi en violation des textes du parti en fermant son siège. « C’est dans ce contexte, fait de drames et de tristesse, que le premier secrétaire du FFS a procédé au scellement des bureaux du siège du FFS, situés à la rue Khelifa-Boukhalfa à Alger, en procédant au changement des serrures et en ôtant la plaque portant le sigle FFS », dénoncent-ils dans un communiqué. Ils ajoutent : « Au lieu de dénoncer les défaillances du pouvoir dans la prise en charge des citoyens et d’appeler à la solidarité citoyenne, valeur fondamentale du FFS, il tente de se positionner au sein du parti dans la seule perspective de s’introniser  empereur de Tizi Ouzou, lors d’un hypothétique congrès ».

Pour eux, Hakim Belahcel est atteint de « la folie des grandeurs, ses motivations ne cadrent nullement avec les statuts du parti mais obéissent plutôt à d’autres considérations au détriment des idéaux du FFS et de ses militantes et militants. Il profite d’un désarroi bien justifié pour exécuter sa sale besogne ». En outre, ils reprochent à Belahcel d’avoir failli à ses missions. « Malgré plusieurs interpellations, depuis des semaines, par des camarades secrétaires nationaux pour évaluer la situation du parti et du pays, il procède à des fuites en avant et à la ruse pour empêcher toute initiative salvatrice. Cette volonté de neutraliser le débat et l’action politique du parti n’est pas innocente », accusent-ils.

Avec ce nouvel épisode, la tenue du congrès extraordinaire rassembleur devient un objectif difficile à atteindre. La base du parti, qui souhaite le retour de sa formation politique sur la scène nationale, sera une nouvelle fois, déçue.