PAR NAZIM BRAHIMI
Les trois ministres nommés jeudi à la faveur du remaniement ministériel opéré par le président Tebboune ont pris, hier, leurs fonctions respectives. Il s’agit du premier remaniement de l’équipe d’Aïmene Benabderrahmane, nommée à la tête du gouvernement le 30 juin dernier pour former son Exécutif, annoncé le 7 juillet.
C’est le cas de Mohamed Bouslimani, désormais ministre de la Communication, qui succède à Ammar Belhimer, en poste depuis le 4 janvier 2020 et dont le départ ne semble pas avoir suscité de regrets au sein des professionnels de la presse. Bien au contraire ! Et pour cause, Belhimer ne laisse pas le secteur dans une meilleure situation que celle dans laquelle il l’a trouvée à sa nomination. On se rappelle qu’il a qualifié le secteur de la communication, à son arrivée, de «champ de mines et de ruines ».
Deux ans plus tard, c’est la crise qui s’est plutôt accentuée dans le secteur qui attend le plan de redressement de Bouslimani. Ce dernier semble privilégier la prudence dans ses premiers pas de communication, mettant, cependant, en évidence le fait qu’il hérite d’un secteur «sensible», donc d’une «lourde» responsabilité.
Il a appelé, par ailleurs, à «la fédération des efforts de tout un chacun…», estimant que la presse reste «le miroir de chaque Etat». Invitant par la même occasion «les médias publics et privés à contribuer à la relance du secteur», dans la mesure où «un grand travail nous attend», dira-t-il.
Agé de 63 ans, Mohamed Bouslimani a fait sa carrière dans l’administration du ministère de la Communication. Il a été admis à la retraite, il y a quelques années, après avoir assuré le poste de Secrétaire général du même département.
Le secteur de l’Agriculture a, lui aussi, un nouveau patron en la personne de Mohamed Abdelhafid Henni, qui a pris ses nouvelles fonctions dans un contexte de flambée des prix des fruits et légumes avec notamment des prix «exceptionnels» de la pomme de terre. Le nouveau ministre a ainsi souligné, lors de son installation, «l’importance et le rôle de l’agriculture dans le développement de l’économie nationale et la prospérité sociale», affirmant que «le premier objectif du secteur était d’assurer la disponibilité des produits de large consommation pour l’ensemble des citoyens».
Agé de 65 ans, M. Henni est titulaire d’un diplôme en sciences vétérinaires et d’un diplôme en biochimie. Il a occupé le poste de directeur des services vétérinaires auprès du ministère, ainsi que plusieurs postes de responsabilité, dont celui de directeur de la régulation et du développement des produits agricoles.
De son côté, Youcef Cherfa, wali de la wilaya d’Alger jusqu’à jeudi dernier, a pris, hier, ses fonctions à la tête du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale en remplacement de Abderrahmane Lahfaya. S’exprimant lors de la cérémonie de passation des pouvoirs, tenue au siège du département, le nouveau ministre a fait part de son «engagement à œuvrer pour que le secteur puisse accompagner tous les secteurs, notamment le secteur économique, en vue de contribuer à la relance du développement et ce, en coordonnant et en travaillant avec les différents partenaires».
Né à Batna en 1954 et titulaire d’un Ingéniorat en planification, Youcef Cherfa a occupé plusieurs postes en tant que cadre d’Etat. Il est désormais appelé à trouver des solutions aux problèmes de ce département entre chômage juvénile, déficit financier de la Caisse nationale des retraites.
A sa place au niveau de la wilaya d’Alger, c’est Ahmed Mabed, wali successivement dans plusieurs wilayas, qui arrive. «Conformément aux articles 91, alinéa 07 et 92, alinéa 10 de la Constitution, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale à nommé M. Ahmed Mabed, Wali de la Wilaya d’Alger, en remplacement de Youcef Cherfa, appelé à d’autres fonctions», a précisé jeudi le communiqué de la Présidence.
Le nouveau wali n’hérite pas moins de lourds dossiers, notamment celui de la gestion des précipitations qui causent des dégâts à Alger, allant des routes bloquées aux victimes humaines, à l’image de celles de Bologhine et de Raïs Hamidou.