Le public algérien avait à cœur de connaître la première liste de l’ère Belmadi. Elle devait tomber le dimanche 19 août. C’est du moins ce que le nouveau sélectionneur de l’Equipe nationale avait dit, loin de tout doute. Un peu plus d’une semaine plus tard, la Fédération algérienne de football (FAF) n’avait rien publié. Néanmoins, le retard a été annoncé. « Elle sera communiquée après l’Aïd El-Adha », avait-elle indiqué.

Entretemps, l’instance fédérale a pris le temps de «contre-polémiquer», ou -plutôt- «guerroyer» (même si elle l’a nié), sur les raisons de cet ajournement. Une attente jusqu’au bout de la nuit et de l’ennui et une tentative de mettre l’EN hors d’état de nuire. Surtout que certains ont déjà commencé à aller de leur scénario sur ce tâtonnement. Allant jusqu’à évoquer une brouille entre Hakim Meddane et Belmadi. Tout cela à cause d’une liste élargie, que les responsables de la communication à la FAF ont communiquée à une frange restreinte.
Tantôt du népotisme, tantôt du populisme, la structure footballistique n’a franchement pas opté pour la bonne politique. Comment se fait-il que les Algériens sachent les noms des appelés via des étrangers ? En effet, c’est grâce aux tweets des clubs d’Al-Ittifaq et d’Al-Raed (Arabie saoudite) qu’on a su que M’Bolhi et Doukha figurent parmi les appelés.
On ne comprend franchement pas le fait de garder ces informations comme si c’était des secrets d’Etat. Avec l’impression qu’il s’agit d’une liste de logements sociaux. Une attitude qui ne fait que capitaliser les tensions et alimenter les rumeurs et les spéculations. C’est au compte-gouttes que les médias et les Algériens ont dû étancher leur soif d’informations sur leur sélection. Il s’agit-là d’un monopole inutile. Même si l’institution de Kheireddine Zetchi veut éviter les « procès » habituels de la presse sur les forfaits de dernière minute chez les « Verts ». On ne peut pas dire si la FAF se met dans le rouge en agissant ainsi. Toutefois, ça ne coûte rien d’écrire tout noir sur blanc.