C’est un Conseil des ministres inscrit en droite ligne avec la Conférence nationale sur le plan de relance économique qui s’est tenu dimanche.
Consacré notamment au développement des activités sectorielles dans le cadre de la nouvelle approche socio-économique, le Conseil a laissé transparaître assez explicitement le contenu d’une bonne partie des recommandations sorties des ateliers, organisés mardi et mercredi derniers au Centre international des conférences, où s’étaient donné rendez-vous membres du gouvernement, opérateurs économiques, représentants syndicaux et autres acteurs concernés et impliqués dans cette approche. Celle-ci ne saurait plus attendre pour être mise en branle sur le terrain, et c’est pourquoi des échéances sont fixées aux ministres pour la présentation d’exposés ou de comptes rendus sur ce qui a été fait ou ce qui sera encore fait au bénéfice d’une économie nationale en besoin urgent de relance.
Les transports, les micro-entreprises, en tant que secteurs de base de cette relance, mais aussi la numérisation et les statistiques en tant que lien et outils de références vitaux pour tout projet de développement ont été au cœur de ce nouveau Conseil des ministres venu confirmer que le cap est bel et bien mis sur cette relance.
Mais avant cela, l’économie nationale a sans doute d’abord besoin de se relever et de se remettre de cette gestion à plusieurs maux qui s’est abattue sur elle depuis de nombreuses années, sinon depuis toujours, réduisant son potentiel à la seule rente pétrolière servant les intérêts des personnes et des minorités au détriment du développement réel et durable du pays et de l’épanouissement du commun des citoyens.
Les signes de ce rétablissement peuvent être décelés dans toutes ces orientations et recommandations qui annoncent le devenir socio-économique du pays en tordant le cou aux pratiques du passé. Quelles que soient les résistances.