Des citoyens de 14 villages de la localité de Attouche (20 km au nord de Tizi-Ouzou) ont interpellé mardi les autorités locales sur la nécessité d’élaborer un « plan de développement »

pour leur région, a-t-on constaté. Les protestataires, qui ont observé un sit-in devant le siège de la wilaya, ont sollicité le wali pour une « sortie sur le terrain » afin de constater « les manques flagrants de toutes les infrastructures de développement » dont souffrirait leur localité. Cette action de protestation, décidée par le collectif des comités des villages de la localité, a été accompagnée d’une grève générale observée par les commerçants de la localité suivie de la fermeture des sièges de l’APC et de la daïra de Makouda. Reçus par le chef de cabinet du wali, en présence du chef de daïra, du président de l’APC de Makouda et des directeurs de plusieurs secteurs, les représentants des protestataires ont exposé leurs doléances et ont été «assurés de la volonté des autorités de les prendre en charge » et de l’organisation d’une « visite du wali dans la localité prochainement ». Selon le document remis aux autorités par les représentants des contestataires lors de cette entrevue, il est fait état de plusieurs problèmes touchant divers secteurs, dont les réseaux routiers, l’hydraulique, la jeunesse et les sports, la santé, l’urbanisme et l’énergie. « La région d’Attouche souffre d’un manque flagrant de toutes les infrastructures de développement et des projets qui sont à l’arrêt depuis plusieurs années. Malgré les tentatives multiples pour alerter les autorités, la région continue de vivre dans l’oubli, en cumulant des promesses non tenues de prendre en charge tous les problèmes de la localité », indique-t-on de même source. Parmi les points soulevés figurent « la situation du réseau routier de la localité, notamment le Chemin de wilaya 3 (CW) reliant la région à Azzefoun et Tigzirt, resté sans entretien depuis sa réalisation en 2007 en raison de la densité de la circulation et des différents travaux de gaz et d’assainissement», a indiqué à l’APS Lounaci Makhlouf, membre du collectif des comités de village. Il a été également soulevé, soutient-il, «la situation du bureau de poste, qui existe depuis 30 ans, fermé depuis 2012 pour rénovation et qui n’a jamais été rouvert depuis suite à l’opposition de propriétaires du terrain réclamant des indemnités». Par ailleurs, le collectif des comités de village a présenté aux autorités une feuille de route contenant des propositions pour une solution à leurs doléances en procédant à «la récupération des terrains communaux pour la réalisation des P.O.S permettant ainsi la création de nouveaux pôles urbains dignes de ce nom qui comporteront les infrastructures nécessaires au bon développement et au désenclavement de la région ».