Des attaques menées dans la nuit de dimanche à lundi dans le nord de la Côte d’Ivoire, près du Burkina Faso, contre deux «positions des forces armées» ont fait au moins six morts – deux soldats, un gendarme et trois «terroristes» -, a annoncé l’armée dans un communiqué. La première attaque menée à Kafolo «est le fait d’une soixantaine de terroristes lourdement armés venant du Burkina Faso», indique l’armée qui précise qu’il y a également «quatre blessés côté ami» et que quatre assaillants ont été interpellés et «du matériel logistique saisi, (armement, radio, munitions et motos)». «Les Forces Armées de Côte d’Ivoire ont repoussé les assaillants au terme d’une heure de combat intense et mis en oeuvre une opération de ratissage» qui se poursuit, selon le communiqué signé du général Lassina Doumbia, chef d’état-major général des armées ivoiriennes. «La deuxième attaque est survenue à Kolobougou (60 km au nord-ouest du département de Tehini faisant frontière avec le Burkina Faso) où un poste de gendarmerie a été la cible d’individus non identifiés», ajoute l’armée. «Un gendarme ivoirien a été tué et un autre est blessé. Aucune victime découverte côté ennemi pour l’heure», affirme-t-elle. Dans la nuit du 10 au 11 juin 2020, une attaque contre l’armée ivoirienne s’était déjà produite à Kafolo, dans laquelle 14 soldats avaient été tués. Attribuée au jihadistes qui frappent dans plusieurs pays voisins – Burkina Faso, Mali et Niger – cette attaque n’avait pas été revendiquée. La Côte d’Ivoire avait été frappée une première fois par une attaque jihadiste en mars 2016, dans la ville balnéaire de Grand-Bassam, près d’Abidjan : des assaillants avaient ouvert le feu sur la plage et des hôtels, faisant 19 morts.