Après le dernier rapport de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), rendu public jeudi dernier,  dénonçant ce qu’il a appelé «les attaques criminelles sur des migrants subsahariens à Aïn El Beïda et les Amandiers», deux quartiers populaires réputés pour la forte présence des Africains,

les autorités locales, responsables de la wilaya et ceux de la Sûreté, ont vite réagi à ces accusations «sans fondement». Selon un communiqué de la wilaya, des «informations ont été véhiculées sur certains réseaux sociaux faisant état d’incursions et d’arrestations opérées au milieu des ressortissants africains subsahariens à travers certaines localités de la wilaya d’Oran par des groupes cagoulés. Devant de pareils actes diffamatoires, la wilaya d’Oran dément fermement ces informations à caractère tendancieux», et affirme que toute démarche ayant trait au phénomène de l’émigration est «exclusivement traitée conformément à la loi» et dans le «respect des règles et principes fondamentaux des droits de l’homme et des engagements de l’Algérie envers le droit international», explique le communiqué de la wilaya. Les autorités locales condamnent également avec rigueur ces «manipulations malintentionnées» et «désobligeantes» du phénomène de l’émigration, et affirment que le seul but de ses auteurs est «d’entacher l’image de notre pays devant l’opinion internationale», et de porter atteinte aux relations fraternelles et amicales qu’entretient l’Algérie avec l’ensemble des pays africains. «Elle saisit cette occasion pour lancer un appel amical à ces ressortissants les invitant à être plus vigilants et très attentifs envers ces pratiques malsaines et irresponsables, dont les auteurs seront tenus responsables de leur acte conformément à la loi», conclut le communiqué. J. M.