Le marathon de Dubaï, qui se courra demain, s’était fait connaître en 2008 en attirant la star Haile Gebreselassie grâce à une prime de 250 000 dollars au vainqueur et un bonus de 1 million en cas de record du monde. Le-dit bonus a disparu depuis 2013 mais Dubaï est resté le marathon distribuant les primes à l’arrivée les plus élevées (environ 1 million en tout) pendant dix ans. Jusqu’à cette édition 2019, où le vainqueur ne gagnera plus que
100 000 dollars pour un montant total de primes de 400 000 dollars environ. Entre temps, de nombreux jeunes talents, les plus souvent des Ethiopiens, ont démontré l’incroyable rapidité du parcours émirati, que seul Berlin peut égaler. Rien que l’an passé, six hommes ont couru entre 2h4’ et 2h4’15’’ et quatre femmes sont descendues sous les 2h20’ à Dubaï. Cette nouvelle politique à Dubaï fait de Boston le marathon le plus rémunérateur en primes d’arrivée (150 000 dollars au vainqueur). Mais tout cela ne dit rien des primes d’engagements, totalement confidentielles et bien plus conséquentes pour les meilleurs marathoniens que les primes d’arrivée. Or, on sait qu’à ce jeu-là, c’est le marathon de Londres, où le recordman du monde Eliud Kipchoge tentera de s’imposer pour la 4e fois en avril, qui paie le mieux. Londres dispose, et de loin, du plus gros budget «Elite» de la planète marathon, ce qui en fait tous les ans un championnat du monde officieux, 14 nations différentes seront représentées cette année dans le peloton. Les Mauriciens courront pour la première fois sur les routes du Gabon, ils représenteront la 59e nation engagée sur la Tropicale depuis 2006.n