Environ 8% de la population à Oran souffre de problèmes respiratoires aigus principalement d’asthme, selon le chef de service de pneumologie de l’Etablissement hospitalo-universitaire (EHU) d’Oran. S’exprimant à l’APS, Pr Lellou Salah a indiqué que «les allergies favorisées par la pollution de l’air dans plusieurs zones de la wilaya d’Oran, ont fait que plus de 8% de la population oranaise souffrent d’asthme».
«Il existe à Oran des endroits beaucoup plus exposés que d’autres. De ce fait, nous comptons plus de malades atteints d’asthme et de difficultés respiratoires dans des localités comme Arzew et Gdyel mais aussi au centre-ville d’Oran ou le trafic de véhicule est très dense», a-t-il mis en exergue. L’asthme est une maladie inflammatoire chronique du système respiratoire qui se caractérise par une difficulté respiratoire, en raison de la diminution du calibre des bronches respiratoires.
Les causes de la pathologie sont multiple et liées principalement au facteur génétique, à un environnement contenant des antigènes (acariens) et au degré d’humidité, a-t-on expliqué. Les facteurs véhiculant et aidant à la prolifération de l’asthme au milieu des citoyens sont l’implantation des zones industrielles, des unités de production de produit tels que les cosmétiques et les détergents, le ciment et puis les décharges publiques non gérées et contrôlées ainsi que les gaz d’échappement des véhicules et la vétusté des quartiers. Environ 10 cas de crise sévère d’asthme sont accueillis quotidiennement dans le service de pneumologie en plus de 30 à 40 contrôles, selon les explications du chef de service.
Pour ce qui est de la prévention, le Pr Lellou a fait savoir que compte tenu du facteur génétique qui demeure la cause principale de l’asthme, il est difficile de parler de prévention. « Toutefois, il est nécessaire de faire le diagnostic rapidement et mettre le malade sous traitement. Il faut aussi connaître les conseils d’éviction des allergies, mais surtout avoir une bonne hygiène de vie et éviter au maximum de s’exposer à la pollution de l’air », a-t-il expliqué.