Le marché national des assurances, toutes activités confondues, affiche, au 1er semestre 2021, un peu plus de 75 milliards de DA de chiffre d’affaires, contre 71 milliards de DA, à la même période de 2020, soit une hausse de 5,7%, avec la prédominance de la branche assurance de l’automobile, a indiqué le Conseil national des assurances (CNA) dans sa note de conjoncture. S’agissant des sinistres du marché des assurances déclarés, au terme du premier semestre 2021, ils affichent un montant de 32,1 milliards de DA, en hausse de 12,9% par rapport à la même période de l’exercice précédent, rapporte le CNA, précisant que cette même tendance haussière est observée au niveau du nombre de dossiers, soit une progression de 15%. Quant aux indemnisations, elles s’établissent à 29,4 milliards de DA, pour un total de 538.190 dossiers réglés, marquant une progression de 22,1 % en termes de montant et de 27,2% en nombre. En revanche, les sinistres à payer enregistrent une diminution de 6,1%. Ils passent de 92,8 milliards de DA, pour un nombre de dossier en stock de 1.383.011, au 30 juin 2020 à 87,2 milliards de DA et 1.293.143 dossiers en instance, au 30 juin 2021. Ainsi, au titre du 1er semestre 2021, le taux de règlement du marché des assurances connait une augmentation de 24,5 %, par rapport à la même période de l’exercice précédent. Il passe de 21,8%, au premier semestre de 2020, à 27,1%, au premier semestre de 2021. La production des assurances de dommages, toutes branches confondues, a quant à elle, connu une croissance de 6,4%, par rapport à la même période de l’exercice précédent, générant un volume additionnel de primes de 3,9 milliards de DA. Cette tendance positive est tirée, principalement, par la croissance constatée au niveau de toutes les branches, exceptée la branche « automobile « qui enregistre un recul de 2,3%. La part de l’assurance «automobile» qui affiche une production d’un peu plus de 33 milliards de DA, en repli de 2,3% par rapport à la même période de l’exercice 2020, demeure, néanmoins, prépondérante, avec un taux de 51% du total du portefeuille des assurances de dommages, en baisse relativement à 2020 où elle avait atteint près de 56%. Le nombre de contrats souscrits en «risques obligatoires» enregistre, également, une diminution de 10,5%, par rapport au 30/06/2020. Les «garanties facultatives», qui dominent le portefeuille «automobile» avec une part de 76%, enregistrent une régression de 1,4% par rapport au 1er semestre 2020. Par contre, le nombre de garanties souscrites augmente de 1,8%. La baisse affichée de cette branche, en termes de chiffre d’affaires, est expliquée, d’une part, par l’annulation de la taxe anti-pollution et d’autre part, la fermeture de showrooms et la suspension des importations de véhicules neufs et des activités des usines de montage automobile, entrainant l’arrêt de production, selon la note. Quant aux parts de marché, les sociétés publiques restent prédominantes avec une part de 75,1% du marché des assurances de dommages et un chiffre d’affaires qui atteint 48,6 milliards de DA durant les 06 premiers mois de l’exercice 2021, contre une part de 23,8% du total du marché des assurances de dommages, soit un chiffre d’affaires de 15,4 milliards de DA, pour les sociétés privées. Par ailleurs, les réalisations des assurances de personnes, au titre du premier semestre de l’exercice 2021, sont de l’ordre de 6,55 milliards de DA, contre 6,57 milliards de DA en 2020, soit une quasi-stagnation, en termes de chiffres d’affaires, et une régression de 58,5% en nombre de souscriptions, conséquence de la crise sanitaire COVID-19, persistante depuis les premiers mois de l’année 2020. Concernant l’activité de la réassurance, la compagnie centrale de réassurance (CCR) clôture les 6 premiers mois de l’exercice 2021 avec un chiffre d’affaires de 3,8 milliards de DA en affaires internationales, soit une croissance de 4,1%, contre 3,6 milliards de DA comptabilisés au 30 juin 2020. Cette hausse est tirée, essentiellement, par la branche « incendie « dont la part du portefeuille est de 79,5% et progresse positivement de 9,5%, suivie par la branche « transport «, avec une part de 8,5%, marque une hausse de 38,8%, expliquée par l’enregistrement de nouvelles souscriptions et l’amélioration progressive de l’activité économique.