La liste des entreprises retenues pour l’assemblage automobile en Algérie, et communiquée dans  la note du gouvernement du 14 décembre, compte cinq intervenants dans la branche véhicules particuliers et cinq autres dans celle des véhicules utilitaires lourds et bus.

Dans une nouvelle note, adressée le 26 décembre aux ministères de l’Industrie et des Mines, des Finances et du Commerce, ainsi qu’au directeur général de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, annonce que l’instruction du 14 décembre, désignant les opérateurs retenus pour l’assemblage automobiles en Algérie, a été différée au 31 janvier 2018. Ce report intervient suite à « la demande de Monsieur le ministre de l’Industrie et des Mines de revoir les données du dossier de l’activité de production et du montage de véhicules », fait savoir la nouvelle correspondance.
Visiblement, les interrogations suscitées au sein de l’opinion publique par la liste des opérateurs retenus dans le cadre de l’assemblage automobile, notamment en ce qui concerne les entreprises écartées, qu’elles soient déjà opérationnelles ou dont la construction des usines a été entamée et même en voie d’achèvement, semblent avoir eu l’effet de pousser les autorités concernées à réexaminer les dossiers de ces derniers.
Dans cette logique, la liste des 10 sélectionnés par le gouvernement pourrait être allongée et contenir les noms d’autres opérateurs exclus, nous indique une source proche du dossier. Dans ce sens, ce sont les deux filiales du groupe Global Group, en l’occurrence Global Motors Industrie (Hyundai Trucks&Bus) et Gloviz (Kia), qui seraient les premiers à bénéficier de cette mesure, sachant qu’elles sont toutes deux opérationnelles depuis juin 2016 pour la première et juin 2017 pour la seconde. Alors que les camions et bus Hyundai ainsi que les véhicules particuliers Kia assemblés à l’usine de Batna ont déjà été livrés à de nombreux clients algériens.
Pour rappel, la liste des entreprises retenues pour l’assemblage automobile en Algérie, et communiquée dans la note du gouvernement du 14 décembre, compte cinq intervenants dans la branche véhicules particuliers et cinq autres dans celles des véhicules utilitaires lourds et bus.
Concernant les VP, le gouvernement a jeté son dévolu sur Renault Algérie Production, dont l’usine oranaise de Oued Tlelat comptabilise déjà trois années d’activité, Tahkout Manufacturing Company, assembleur de Hyundai depuis 2016, Sovac Production (VW-Seat-Skoda), activant à Relizane depuis juin dernier, Peugeot Citroën Production Algérie (PCPA, qui entamera ses activités au premier trimestre 2018, et Nissan Algérie, qui sera domiciliée également à Relizane et devrait voir son usine commencer l’assemblage fin 2018.
La capacité des cinq usines VP sélectionnées est appelée à atteindre les 435 000 unités à terme, tel que précisé dans les documents présentés pour l’obtention des agréments. Les usines de VW, Peugeot et Hyundai ont misé sur 100 000 véhicules chacun, contre 75 000 pour Renault et 60 000 pour Nissan. Toutefois, Renault Algérie Production a revu à la hausse ses volumes maximaux, qu’elle devrait atteindre en 2019, mettant la barre, à son tour, à hauteur de 100 000 exemplaires à l’horizon 2022.
Quant à la liste des assembleurs, elle compte les noms d’Ival Industrie (Iveco) implanté à Bouira, la SPA Savem, du groupe Haddad, pour la marque Astra , les frères Salhi, dont l’usine d’assemblage Man est opérationnelle depuis plusieurs années, la Sarl Isram, des actionnaires Maala et Lamari, basée à Batna, l’Eurl GM Trade, des associés Mazouz et Namroud, basée à Sétif pour la marque Schacman pour les camions, des autobus de la marque Higer et les véhicules utilitaires de la marque Chery.
Pour rappel, dans sa note du 14 décembre, le Premier ministre a fait savoir aux destinataires que « toute autre entreprise activant dans ce domaine, qui n’a pas obtenu l’accord formel des services du ministère de l’Industrie et des Mines, ni reçu l’accord du Conseil national de l’investissement (CNI), est considérée en situation irrégulière et devra cesser ses activités ». Dans ce sens, le même document avait instruit les administrations concernées et, notamment celles de l’Industrie et des Mines, pour « prendre les dispositions nécessaires pour que les dites entreprises cessent d’importer les intrants nécessaires à leurs activités ».