Le groupe Sonelgaz a donc un projet avec
des objectifs définis, à atteindre d’ici 2035. C’est la principale raison de la rencontre d’hier, à l’Ecole supérieure d’hôtellerie
et de restauration d’Alger, et à laquelle ont participé les principaux dirigeants du groupe. L’ambition est évidemment louable. Elle va pouvoir susciter une mobilisation des compétences internes qui, pour ceux qui connaissent un peu la maison, ne cessent pas, et cela depuis plusieurs années, de dénoncer leur marginalisation.
Cette stratégie à mettre en œuvre durant les 14 prochaines années sera « jugée » bientôt, très bientôt. Elle concerne le « palpable » pour les citoyens, pour qui, Sonelgaz c’est avant tout l’accès à l’électricité et au gaz, et tout ce qui touche à la gestion interne n’est pas une priorité pour eux. Et le repère, deux périodes. La première est le mois de Ramadhan, qui débutera dans moins de deux semaines. La seconde, c’est l’été. Avec ces deux « invités » annuels, les appréhensions sont toujours au rendez-vous. La hantise des familles algériennes reste les coupures d’électricité.
Les délestages durant les périodes de grande chaleur sont désormais très fréquents, ces dernières années. Le constat a été établi dans plusieurs régions du pays. Il est devenu, depuis plusieurs années, récurrent au grand dam des foyers algériens, qui n’ont cessé de critiquer cette situation. Comment ça va se passer en 2021 ? Le PDG de Sonelgaz a déjà donné une réponse, en précisant qu’« il est impossible d’avoir zéro coupure, mais il y a une nette amélioration par rapport aux années précédentes ». Tout le monde est donc averti.
Ce ne sera donc pas facile pour les familles algériennes mais, également, pour le Groupe dont la situation financière est loin d’être aisée. Parmi les « trous » de Sonelgaz, il y a les factures impayées, et qui sont loin d’être négligeables. Mine de rien, il s’agit tout de même de 150 milliards de dinars de créances accumulées auprès de ses clients domestiques, des administrations et des industriels.
C’est que la santé de l’entreprise dépend (entre autres) du recouvrement de ces dettes qui paralysent la « machine » et dont tout le monde subit les retombées néfastes. Pour que Sonelgaz puisse assurer ses missions, elle doit se débarrasser de ses boulets, et parmi les principaux « coupables » de ces blocages, il y a les nombreuses factures impayées par les administrations et entreprises certes, mais également par les citoyens.
D’où l’urgence de trouver des solutions adéquates et rapides à ces « trous ». Enlever cette « épine » aidera Sonelgaz à accomplir son plan à l’horizon 2035 et donnera de la légitimité aux citoyens de vociférer contre les coupures d’électricité. Il y a des droits, mais, également, des devoirs.