Dans le cadre de la relance économique à laquelle elle aspire, l’Algérie multiplie les contacts avec des pays de l’ensemble de la planète en vue de les faire participer à ce projet à travers, soit un renforcement et une intensification de partenariat bilatéral déjà existant, soit une entame de coopération réalisable de part et d’autre.

Par Feriel Nourine
Dans cette optique, hauts responsables au sein de l’Etat, dont le président de la République, ministres ou encore organisations patronales ont affaire, ces derniers mois, à un agenda chargé en matière de rencontres et de discussions avec leurs homologues. Lesquelles ont lieu en Algérie mais aussi outre-mer, faut-il le préciser.
Il ne se passe pas, en effet, un jour sans que ce type de discussion n’ait lieu, dans un rythme soutenu et une dynamique visiblement favorable, mais surtout une conjoncture où le projet de loi sur l’investissement est en route vers l’Assemblée populaire nationale en vue de son adoption, contenant une batterie de mesures incitatives aux investisseurs étrangers.
Parallèlement, les forums et les rencontres d’affaires reprennent entre opérateurs économiques nationaux et leurs partenaires étrangers.
Si les discussions bilatérales se poursuivent avec des partenaires stratégiques et historiques dans l’objectif d’un approfondissement de la coopération dans divers secteurs, des pistes de nombreux autres pays sont explorées par les responsables algériens, signe d’une volonté de porter cette coopération plus loin que le cercle réduit des partenaires traditionnels, dont, en premier, ceux regroupés au sein de l’Union européenne, en lui imprimant une véritable dimension internationale. Pour ce faire, l’Algérie doit bien sûr s’affranchir de son statut d’exportateur de pétrole et de gaz et d’importateurs d’une longue série d’autres produits auprès de ces derniers.
En ce sens, le retour de la Foire internationale d’Alger, qui bat actuellement son plein au Palais des expositions de la Safex, après deux années d’absence dues à la pandémie de Covid-19, constitue assurément une opportunité comme seul ce rendez-vous peut proposer aussi bien aux entreprises nationales et étrangères qui y prennent part.
Partant, la présence du président de la République aux Pins-Maritimes pour inaugurer la 53e édition de l’événement économique numéro un du pays, est assurément un message fort pour ces dernières, sachant que ce geste à forte symbolique a une consistance cette année, en ce sens qu’il se produit dans une effervescence particulière marquant le climat d’affaires et de l’investissement en Algérie. Et bien dans cette logique qu’est inscrite la FIA 2022, en étant placée sous le thème «pour un partenariat stratégique» et qui aspire «à affirmer son rôle stratégique de vitrine de l’économie nationale, en ce sens qu’elle permettra, d’une part, de valoriser le potentiel et les possibilités qu’offre l’entreprise et l’économie algérienne et, d’autre part, au marché algérien de bénéficier des opportunités offertes par la présence d’une offre internationale réunie en un seul espace», ont indiqué ses organisateurs. Soulignant que le thèse choisi «place déjà les jalons pour une nouvelle ère de la promotion du produit algérien, ainsi que son développement à travers un partenariat gagnant-gagnant avec les sociétés étrangères présentes désireuses d’investir en Algérie».
Une offre internationale dont celle de la première puissance économique mondiale, à savoir les Etats-Unis qui sont invités d’honneur de cette édition. L’occasion pour Abdelmadjid Tebboune de profiter de son passage au stand américain, où il a été reçu par l’ambassadrice des Etats-Unis en Algérie, pour appeler à l’intensification de la coopération et de l’échange d’expériences entre les hommes d’affaires algériens et américains.
Dans la même ambition de donner un coup d’accélérateur au partenariat qui lie l’Algérie à de nombreux pays, le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, a reçu, mardi au Palais du Gouvernement, le président du Conseil d’administration de la Ligue des affaires qatarie, Cheikh Faiçal Bin Qassim Al-Thani, et la délégation l’accompagnant dans sa visite de travail en Algérie, a indiqué un communiqué des services du Premier ministre.
Lors de la rencontre, les deux parties ont convenu d’accélérer la cadence de l’action bilatérale en vue de concrétiser les résultats de la visite qu’a effectuée le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au Qatar en février dernier, laquelle a été sanctionnée par une Déclaration conjointe établissant une véritable feuille de route pour booster le partenariat entre les deux pays», ajoute-t-on de même source.
Dans ce cadre, les deux parties ont évoqué «les grandes opportunités d’investissement qu’offre le marché algérien, particulièrement dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie, du tourisme, de la santé, des transports et autres domaines prometteurs avantageux pour les deux Conseils d’affaires algéro-qataris».
Sur le même registre, des hommes d’affaires algériens et jordaniens ont plaidé, mardi à Blida, en faveur de l’intensification des efforts de facilitation des échanges commerciaux et industriels entre les deux pays, dans le cadre d’un partenariat «gagnant-gagnant».
De son côté, le ministre de l’Energie et des Mines Mohamed Arkab a reçu, lundi, la ministre adjointe aux Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, Mme Katja Keul et la vice-ministre déléguée des Affaires étrangères du Canada, Mme Cynthia Termorshizen. Les voies de coopération et d’investissement entre l’Algérie et chacun de ces deux pays ont été évoquées lors de ces rencontres. La ministre allemande a été également reçue par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.
Dans une déclaration à la presse à l’issue de son entretien avec Mme Keul, M. Arkab a indiqué avoir évoqué «les moyens de mettre en place un partenariat stratégique entre les deux pays dans le cadre de l’échange de technologies notamment en matière de développement des énergies renouvelables et de l’hydrogène en Algérie».
Par ailleurs, l’Algérie et le Canada ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité de leurs relations politiques bilatérales et convenu de la nécessité de poursuivre le renforcement du dialogue politique à travers l’intensification des visites de haut niveau entre les deux parties, a indiqué mardi un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger.
Cela est intervenu lors de la tenue des travaux de la 3e session des consultations politiques algéro-canadiennes en Algérie, coprésidés par le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Rachid Chakib Gaïd, du côté algérien, et la sous-ministre déléguée des Affaires étrangères, Cynthia Termorshuizen du côté canadien et ce, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales.
Cette réunion vise à «insuffler une nouvelle dynamique de coopération entre l’Algérie et le Canada et à hisser les relations bilatérales au plus haut niveau, compte tenu des intérêts communs et des grandes potentialités que recèlent les deux pays», précise-t-on de même source.