Cent vingt-six (126) personnes sont décédées en 2020 asphyxiées par le monoxyde de carbone et plus de 2.000 autres ont été secourues à l’échelle nationale, a indiqué hier samedi à M’Sila le chargé de l’information auprès de la direction générale de la protection civile, le commandant Rabah Ben Mahieddine. Au cours d’une rencontre de sensibilisation sur les dangers du monoxyde de carbone, le même responsable, qui a fait état de 26 décès et 398 personnes secourues depuis début 2021 suite à des accidents dus au monoxyde de carbone, a mis l’accent sur l’importance de ce genre de campagne de prévention dans la lutte contre ce phénomène qui continu à faire des morts à travers les différentes wilayas du pays.
La direction générale de la protection civile, à travers ce genre de rencontres, œuvre à se rapprocher des citoyens pour leur fournir des orientations et des conseils préventifs s’agissant du mode d’emploi des chauffages et les mesures à adopter absolument pour éviter toute risque d’asphyxie. Considérant que la sensibilisation demeure «le meilleur moyen de prévention», la même source a déclaré , au cours de cette rencontre initiée par la direction locale de la protection civile, que le prêche du vendredi a été consacré à la sensibilisation sur les dangers du monoxyde de carbone, appelant les fidèles à veiller au respect des mesures préventives. Pour sa part, le lieutenant Bilal Naidji de la direction de la protection civile de M’Sila a indiqué que 6 cas d’asphyxie par le monoxyde de carbone avaient été déplorés dans la wilaya durant l’année 2020 et 33 personne ont été secourues, relevant que depuis début 2021, il a été enregistré 1 cas d’asphyxie et 11 personnes secourues. Le président du bureau de wilaya de l’association nationale de protection du consommateur, Saâd Bakhti a mis l’accent, de son côté, sur l’importance du contrôle des chauffages et leur conformité.
Le même responsable a révélé, toutefois, que les causes de «la majorité des cas d’asphyxie signalés n’étaient pas dû à la non-conformité des équipements de chauffage mais plutôt à la négligence des mesures préventives comme l’aération», selon les données établies par les services de la protection civile.