Le ministère japonais de la Défense a requis vendredi un budget record pour l’année à venir, dans l’objectif de muscler sa puissance aérienne et son bouclier antimissile face aux menaces persistantes de la Corée du Nord et de la Chine. Il réclame un montant de 5.298 milliards de yens (40 milliards d’euros au taux de change actuel)

pour la période d’avril 2019 à mars 2020, soit une progression de 2,1% et la septième hausse annuelle consécutive. Le Japon veut utiliser cet argent pour mettre en place le système terrestre d’interception de missiles Aegis Ashore en deux endroits afin de couvrir l’ensemble du pays. Il souhaite aussi acquérir six avions de chasse F-35 supplémentaires et deux avions de surveillance Hawkeye, avec le projet d’augmenter de 30 personnes les effectifs de la patrouille aérienne, composés aujourd’hui de 830 membres. Dans son rapport annuel publié cette semaine, le ministère de la Défense juge que la Corée du Nord continue à représenter «une menace grave et imminente », malgré les avancées diplomatiques de ces derniers mois.
Le Japon y réaffirme en outre ses « vives inquiétudes » quant aux ambitions militaires et navales de Pékin, qui revendique de nombreuses îles et récifs en mer de Chine.