Un but, le huitième de la saison, pour prouver -encore une fois qu’il est un élément important. Peut-être qu’Islam Slimani n’est pas très esthétique footballistiquement. Mais il est chirurgical à chaque fois qu’il en a l’occasion. Samedi, face à Amiens en déplacement, l’Algérien est sorti du banc (58’) pour offrir les points de la victoire à l’AS Monaco dans les derniers instants (90’+3). Et pour son entraîneur Roberto Moreno, il y a comme un mélange de soulagement puisque son team se hisse à la 5e position mais aussi un manifeste embarrassement. Le « Fennec » a -clairement- un rôle prépondérant dans le onze.

Encore une fois, « Superslim » a cristallisé sa 14e apparition en trouvant le chemin des filets. Sur un ultime corner, frappé par Cesc Fabregas, le longiligne attaquant s’est élevé plus haut que tout le monde pour reprendre le ballon d’une tête imparable et partir, vers ses supporters, célébrer. La rage et la détermination étaient palpables dans sa manière de fêter. Surtout qu’il ne semblait pas vraiment faire partie des plans de son nouvel entraîneur. D’ailleurs, ce dernier n’était pas contre le fait qu’il quitte le « Rocher » lors du mercato hivernal s’il trouvait preneur.
Après la fermeture du marché, le fer de lance est resté en Principauté. Malgré cela, il est resté concentré sur son sujet sachant qu’il serait, peut-être, sollicité. Et c’est ce qui est arrivé. Les Monégasques étaient menés quand le driver a décidé de l’incorporer à trente minutes de la fin. Suffisant pour montrer qu’il a toujours faim. Le natif de Aïn Benian a d’abord initié l’action qui a permis à compère Wissam Ben Yedder d’inscrire son 16e pion de la saison à la 85e. Par la suite, l’ancien sociétaire de Leicester City s’est chargé de porter le coup de grâce oubliant, l’espace d’un instant, son mal-être.

Casque de protection
Face à la rude concurrence dans le secteur offensif, le champion d’Afrique ne s’est pas contenté de rester sur la défensive. Il a décidé de reconquérir la confiance de son entourage en laissant s’exprimer son talent instinctif. Forte-tête, on ne pourrait lui trouver un meilleur qualificatif. Pour ce qui est de son nouveau coach, il était forcé de se montrer admiratif : « C’est un grand joueur, je l’ai dit dès mon arrivée à Monaco (le 28 décembre). On a une attaque incroyable avec des joueurs top niveau. Je suis très content qu’il ait marqué, en même temps toute l’équipe a fait de gros efforts, à l’image de Jovetic et de Keita.»
Pour sa part, le deuxième meilleur buteur de l’histoire de l’équipe nationale semblait très content de sa prestation : « Déjà, je suis content de rejouer. Après, le plus important c’est l’équipe et les trois points », a-t-il réagi dans une vidéo publié sur le site officiel de l’ASM. Il ajoutera « le but ? Tranquille. De la tête. Ma meilleure arme.» Slimani connaît sa force. Même s’il a, comme tout footballeur, ses faiblesses. Parmi ses qualités, il y a aussi la rage de vaincre que son coéquipiers Adrien Silva a louée. Plus qu’un scoreur, celui qu’il a déjà côtoyé au Sporting Lisbonne a une forte présence sur la pelouse.
Un état d’esprit irréprochable et une mentalité de la gagne perceptibles dans la célébration. Reste désormais à voir s’il sera de la partie dans 4 jours lors de la réception du Montpellier HSC d’Andy Delort.