Mettant en avant le travail de deux artistes «autodidactes», dont les toiles laissent, cependant, apparaître une solide maîtrise, tant au niveau du concept que de la technique ou de l’affirmation du style, la galerie Ezzou’Art, du centre commercial de Bab Ezzouar, accueille jusqu’au 27 janvier le travail des plasticiennes Ouiza Achab et Fatiha Ladjadj.

En effet, organisé sous la forme d’une exposition-vente, la vingtaine de toiles, réunie sous la thématique «Nuances aux femmes», se partage entre portraits, paysages ou évocation de silhouettes. Les artistes rencontrées samedi dernier en marge du vernissage, précisent que l’occasion était pour elles d’exprimer leur vision du féminin. Ouiza Achab, dont les toiles figuratives se rapprochent du genre expressionniste, déclare que «la femme est un symbole de vie», alors que Fatiha Ladjadj explique que «quelle soit moderne, traditionnelle, au foyer, combattante, révoltée ou silencieuse, je crois en la femme comme un symbole de paix (…) Il faut lui donner sa place dans la société, elle est dans la construction et non dans la destruction». Artiste s’étant par ailleurs fait connaître ces dernières années lors de plusieurs rendez-vous, notamment en août dernier, en présentant son travail durant une dizaine de jours à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, Fatiha Ladjadj explique également à propos de son parcours d’artiste, qui la mène aujourd’hui à se dédier à la peinture, en proposant des œuvres rappelant par certains aspects le mouvement cubiste que depuis 2011, elle se consacre entièrement à l’art. «Je travaille selon mes émotions, librement à l’instinct.» Avant d’ajouter : «Je fais beaucoup de recherche sur l’art (…). Un artiste autodidacte est à mon avis une personne qui n’est pas formatée ou influencée par un maître. Cela peut être perçu comme un avantage ou un inconvénient, mais pour mon cas, la fait d’être autodidacte me permet d’être plus libre, de passer d’une école artistique à une autre sans me poser de conditions». Ayant quant à elle un parcours professionnel plus proche du milieu artistique, Ouiza Achab, enseignante d’art plastique à Alger et Tizi Ouzou, nous précise que sa participation à cette exposition est la troisième du genre après avoir pris part à une exposition à l’ambassade des USA à Alger et une autre à la Maison de la culture Mouloud-Mameri de Tizi Ouzou.