Jusqu’au 24 février, une quinzaine d’œuvres de Khaled Karim sont exposées à Paris. Des tableaux réunis pour l’occasion dans une collection intitulée « Un air d’Algérie » à travers laquelle il exprime, par différents styles picturaux, la culture, la vie quotidienne, les traditions mais aussi l’histoire du pays.

En effet, accueillies au Centre culturel algérien de Paris, et notamment intitulées «Alger d’antan», «Al Hayek», « Arbia » ou «Pont de Sidi Rached», les toiles sont l’occasion pour l’artiste natif de la ville d’Alger de proposer au public une vision d’Alger et de son histoire, tout particulièrement celle de la guerre de Libération à travers des toiles réalisées à l’acrylique intitulées «Vive l’Algérie» et «A la gloire de mes frères d’armes», mais aussi de ses artistes ayant largement marqué la culture populaire à travers des portraits de Rouiched ou de Hadj Abderrahmane. Artiste évoquant ainsi des symboles de la culture algéroise, une ville qui l’a vu naître en 1976, Karim Khaled, connu comme un dessinateur urbain, ayant déjà présenté des tableaux et fresques de grand format, a également popularisé son travail en réalisant plusieurs toiles au moyen de divers matériaux de récupération. Dans une déclaration à l’APS en marge du vernissage de l’exposition, l’artiste a affirmé : «Je commence mes œuvres dans la rue en récupérant des matériaux qui peuvent me servir dans mes créations que je réalise en peu de temps.» Une technique que l’on retrouve notamment dans les toiles «A la gloire de mes frères d’armes», montrant des moudjahidine au maquis sous la bénédiction d’un vieil homme, ou «Arbia» laissant apparaître une femme algérienne voilée de façon traditionnelle. Deux œuvres réalisées au moyen de panneaux de contreplaqué laqué, ainsi que de panneaux de polystyrène pour façonner des reliefs en 3D.