Deux jours après la désillusion bavaroise, Arsène Wenger s’est présenté devant la presse anglaise et a évoqué son avenir, toujours incertain. Restera, restera pas ? Après 21 années de bons et loyaux services, Arsène Wenger arrive en fin de contrat à Arsenal dans quatre mois.

Et plus que jamais, la tendance est à un départ de l’Alsacien, fragilisé par la claque reçue à Munich mercredi soir (5-1) qui dessine une nouvelle saison sans titre majeur pour son club de (presque) toujours. Alors forcément, quand Wenger s’est présenté ce vendredi en conférence de presse, il a été très peu question du cinquième tour de FA Cup de lundi prochain contre la modeste formation de Suton. Pour les médias anglais, qui spéculent depuis de nombreuses semaines sur l’identité de son successeur, l’heure était surtout de savoir si le Français allait faire une annonce concernant son avenir. « Quoi qu’il se passe, j’entraînerai la saison prochaine, que ce soit ici ou ailleurs », a-t-il assuré d’entrée de jeu, avant de confirmer qu’il ferait part de sa décision en mars ou en avril. A Arsenal depuis 1996, Wenger a tenté de défendre son bilan : « Même si je m’en vais, Arsenal ne gagnera pas tous ses matches à l’avenir. Et ce n’est pas comme si avant moi, le club avait remporté cinq coupes d’Europe », a-t-il ajouté, comme pour minimiser les conséquences d’une plus que probable nouvelle élimination en huitième de la C1. Si à 67 ans, Wenger n’est peut-être plus l’homme de la situation, il faut lui reconnaître une chose, son amour du club londonien, qu’il a de nouveau clamé devant les médias ce vendredi : « Le plus important, c’est que le club prenne la bonne décision pour le futur. Je me soucie de ce club et de son avenir et c’est très important qu’il soit entre de bonnes mains. » Reste à savoir lesquelles.