Bonne nouvelle pour les détenus et leurs familles. Ainsi, après plusieurs semaines d’incarcération, 3 détenus sont convoqués par le juge d’instruction de la chambre n° 2 près le Tribunal de Sidi M’hamed pour le jeudi 5 septembre. Cette information a été confirmée par le collectif d’avocats de défense des détenus d’opinion, qui a reçu une notification de la part du tribunal. Cette instruction de l’affaire des porteurs du drapeau amazigh lors des marches hebdomadaires du vendredi concerne
3 détenus, à savoir Samira Messouci, Chalal Amokrane et Aouissi Mustapha. Dans son communiqué, le collectif des avocats a dénoncé, encore une fois, «l’arrestation arbitraire de tous les détenus d’opinion». Les avocats de la défense ont, également, dénoncé «la lenteur de la procédure d’instruction en cours», exigeant, «un non-lieu» pour ces détenus. Ces manifestants arrêtés depuis le mois de juin accumulent ainsi 75 jours d’incarcération. Ils sont accusés «de port de l’emblème autre que celui national et d’atteinte à l’unité nationale». Ils sont plus d’une cinquantaine arrêtées et détenues. Il faut noter qu’à Tamanrasset, deux manifestants ont été arrêtés pour les mêmes motifs, mais libérés aussitôt. A Annaba, le juge a décidé de libérer un jeune manifestant arrêté pour port du drapeau amazigh. Seuls ceux appréhendés à Alger restent en détention à El Harrach. Leur détention a mobilisé un collectif d’avocats et les activistes politiques qui réclament leur libération. D’aucuns parmi les observateurs estiment que la programmation de l’instruction dans l’affaire des porteurs du drapeau amazigh pour cette semaine, qui a vu l’abandon des poursuites contre la militante Sabrina Malek, est un signe avant-coureur sur la volonté des autorités de mettre fin à cette affaire». Plusieurs avocats aussi considèrent que les détenus ont toutes les chances de quitter le pénitencier d’El Harrach dans les jours à venir. A noter aussi que la détention de la jeune Samira Messouci a provoqué une polémique sur de probables pressions qu’elle aurait subies à la prison d’El Harrach. Le ministère de la Justice été obligé de répondre aux accusations et d’apporter des éclairages.