La société italienne de services pétroliers Saipem a été condamnée jeudi par la Cour international d’arbitrage à verser 135 millions de dollars à la Sonatrach au titre des dommages pour perte de production, intérêts compris, sur un contrat non honoré. Dans un communiqué qu’elle a publié hier, Saipem fait d’ores et déjà part de son intention de faire valoir son droit de faire appel du verdict. 

 

Le tribunal suisse a statué sur un différend contractuel introduit par la Sonatrach en mars 2014 pour protester contre les « manquements » de Saipem, alors engagée avec la compagnie nationale dans la construction d’une usine d’extraction et de séparation de gaz et de liquides associés à Hassi Messaoud, à la faveur d’un contrat conclu entre les deux parties en novembre 2008.
Saipem dit examiner « les motivations de cette décision et se réserve le droit d’introduire tout recours contre la sentence ». Les juges ont considéré que Saipem a fait preuve de « négligence grave » dans l’exécution de ce projet, ce que la compagnie italienne estime être des « allégations infondées ».
La société italienne, contrôlée par le géant pétrolier italien Eni et le fonds public Cassa Depositi e Prestiti, est par ailleurs engagées dans trois autres procédures d’arbitrage contre la Sonatrach.