Pour un grand nombre de délégués syndicaux des transporteurs routiers de personnes et de marchandises, la réunion du ministre des Transports avec les représentants de leurs organisations professionnelles, qui s’est tenue hier, n’a rien apporté de nouveau si ce n’est que des promesses de prises en charge de leur préoccupations socioprofessionnelles.

Du coup, certains ont décidé de prendre la rue à témoin en organisant des marches aujourd’hui tout en inscrivant sur des banderoles tout leur désarroi. «Mais libre aux transporteurs concernés de prendre part ou non à ces marches», précise à Reporters Mohamed Belal, président de l’Union nationale des transporteurs (Unat). Ce dernier contacté par nos soins après sa rencontre avec le ministre Lazhar Hani en compagnie des présidents de l’Organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA), de l’Union générales des commerçants et artisans algériens (UGCAA), du Syndicat national des transports terrestres (SNTT-UGTA) ainsi que l’Union nationale des chauffeurs de taxi (UNACT), s’est montré à la fois «soulagé et préoccupé». Soulagé car pour ce dernier le ministre a assuré tout le soutien de l’Etat à leurs préoccupations socioprofessionnelles notamment celles induites par la pandémie de coronavirus. Mais «reste préoccupé». Il craint que la colère des professionnels prenne une mauvaise tournure : «parmi nous certains sont à bout et jugent que la rue est le seul moyen de recours».
Un communiqué du ministère des Transports rapporte par ailleurs que Lazhar Hani a reçu les présidents des organisations professionnelles concernées. A cette occasion, le premier responsable du secteur les a assurés du soutien de l’Etat. Pour leur part, ces représentants des transporteurs routiers ont de nouveau évoqué leurs préoccupations, notamment la question des indemnités décidées par les pouvoirs publics, le renouvellement du parc, la conversion de la motorisation des véhicules de transport au GPL ainsi que d’autres points en rapport avec leur profession, selon le document du ministère. Le ministre, qui a enregistré avec attention les doléances des intervenants, a tenu à les assurer du «soutien de l’Etat, de sa compréhension et de son entière disponibilité à œuvrer à leur satisfaction et à leur prise en charge, en tenant compte de la situation sanitaire et économique du pays». Cette rencontre s’est déroulée «dans un esprit empreint de franchise et de responsabilité, dans l’intérêt bien compris du pays, de ses opérateurs et du citoyen», est-il souligné en fin de communiqué.
Il importe de rappeler que l’Unat avait prévu une opération «escargot» pour aujourd’hui 20 septembre. Une initiative décidée bien auparavant de la date citée ci-dessus mais annulée en dernier ressort «par souci d’intérêt général» avait déclaré à Reporters le président de l’Unat», précise ce dernier. <